Un secrétaire d'État pour ausculter le poumon tertiaire du centre-ville
Publié le lundi 02 mars 2009 à 06h00
Si les vents du Grenelle de l'environnement ne tournent pas, les lendemains chanteront pour la voie d'eau. Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports, est attendu comme un porteur de bonnes nouvelles cet après-midi au siège de VNF.
Le principal objet de la visite ministérielle est en effet de présenter au personnel les orientations du Grenelle, dont celle de donner un coup d'accélérateur au transport fluvial. Il signera un contrat augmentant les moyens (247 millions d'euros en 2009 pour les investissements) que l'État alloue à l'établissement public.
Longtemps, la batellerie a constitué un poumon économique de Béthune. En dépit des efforts de la chambre de commerce pour redynamiser le port, le monde des navigants s'est réduit. Mais ce mode de transport continue à employer du monde dans l'ex-premier port charbonnier de France. Grâce à la délocalisation des Voies navigables en 1993 par Michel Delebarre, alors ministre de la Fonction publique. L'arrivée de fonctionnaires parisiens permettait au pôle tertiaire que la ville projetait de créer sur le site de l'ancien hôpital de parvenir à sa masse critique. Et de compenser par des emplois de bureau des postes perdus sur les quais.
Il y a tout juste vingt ans, en 1989, le secrétaire d'État aux Transports fluviaux était venu à Béthune, chez le ministre de la Mer Jacques Mellick, présider un forum européen de la batellerie artisanale.





