La ville s'engage auprès des personnes handicapées
Publié le jeudi 26 février 2009 à 06h00
En signant hier soir la charte Béthune Handicap, Stéphane Saint-André engage la ville, à travers un partenariat avec des associations, à mieux intégrer les personnes handicapées. Ce type de contrat - une première pour Béthune - doit déboucher sur des mesures concrètes ayant trait à la vie quotidienne. Accessibilité aux lieux publics, emploi, logement, culture, sport... sont concernés.
PAR DAVID CIERNIAK
bethune@info-artois.fr Tout un symbole. Dans le dos de Stéphane Saint-André, un vélo de course adapté pour unijambiste, hissé à la même hauteur que le buste de Marianne. Ce vélo, c'est celui de Jérôme Lambert, dit Skippy, qui doit l'emmener sur les routes des JO de Londres en 2012. Les JO paralympiques. Car ce jeune homme de 25 ans, né à Seclin et licencié à l'AS Hellemmes, a été amputé il y a juste un an, jour pour jour, des suites d'un accident de moto. Jérôme était l'un des parrains - avec Claire Mairie de Lys-lez-Lannoy, médaillée aux jeux paralympiques de Pékin en tennis de table - de cette charte. « Ce document marque la concrétisation de la volonté municipale de s'occuper de tous les citoyens et de lutter contre les inégalités, l'isolement et l'exclusion », déclarait hier soir Stéphane Saint-André. La charte vise à améliorer l'autonomie des personnes qui souffrent de handicap mental, moteur, psychique, auditif, ou visuel. « Nous devons donner aux personnes handicapées leur place dans la cité en prenant des mesures concrètes », assurait le maire.
Douze axes de travail
Douze axes de travail ont été définis. Ils vont de la concertation, l'information, l'enseignement et la restauration scolaire à l'accessibilité, en passant par le transport et la mobilité, le logement, l'emploi, la petite enfance, la jeunesse, la culture, le sport, la vie sociale.
Des champs d'action qui, parfois, ne nécessitent pas de lever d'importants fonds publics. On note ainsi l'amélioration de la matérialisation de stationnement adapté, de la signalétique, équiper les jardins publics de sanitaires adaptés, remplir les obligations légales de 6 % de travailleurs handicapés... ou encore « créer un service de portage à domicile de livres pour les personnes handicapées ou temporairement empêchées, comme lorsqu'on se casse une jambe », explique Monique Delmotte, conseillère municipale déléguée.
D'autres idées seront plus coûteuses comme rendre accessibles les bâtiments publics, ou encore permettre à des personnes handicapées d'assister à un spectacle au Poche, à une rencontre sportive. « Si les élus s'interrogent sur les recettes des collectivités avec le débat sur la taxe professionnelle, ils sont désormais fixés sur les dépenses. Car celles-ci sont nécessaires », estimait Thierry Tassez, vice-président d'Artois Comm. en charge du handicap, en signant à son tour la charte. Une charte dont les réalisations doivent s'étaler jusqu'en 2014.





