La conférence sur la franc-maçonnerie attire près de cinq cents personnes
Publié le dimanche 01 février 2009 à 06h00
De la franc-maçonnerie, on a l'image d'une société secrète régie par des codes, détentrice de secrets mystiques et influente dans le monde des affaires et de la politique. Invité à animer une conférence jeudi soir, Yves-Max Viton, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France (GDF), s'est attaché à dépoussiérer le mythe.
La GDF existe depuis près de deux siècles, mais n'est installée à Béthune que depuis vingt ans seulement. C'est à l'occasion de la commémoration de cet anniversaire que s'est tenue la conférence. « L'objectif c'est de se différencier par rapport aux obédiences qui existent, explique l'un de ses membres. On est souvent taxé de gens qui vivent dans la confidentialité mais on apporte la preuve du contraire. Que l'on peut aller vers les gens ». Ce soir-là, cinq cents personnes étaient présentes au théâtre municipal.
Pour le profane, la franc-maçonnerie ressemble à une secte ou une société secrète emprunte de mystères et de rites, prompt à s'immiscer dans les affaires politiques par le biais de connivences occultes. Des idées répandues dont l'ancien Grand Maître (de 2003 à 2004) s'affranchit. Une secte ? « C'est tout le contraire ! Il est difficile d'entrer mais facile de partir. » Les avantages sociaux ? « Celui qui est rentré pour le business, très vite, il se rend compte qu'il s'est trompé de maison. »
Élévation de l'esprit
Selon lui, la franc-maçonnerie est « une alliance d'hommes de bonnes moeurs, de toutes ethnies (...) et de toutes croyances », dont la base est la loge (NDLR : structure locale. Il en dénombre sept à Béthune).
Remontants à la Rome Antique, elles permettent de transmettre un savoir entre les membres. Hier des secrets en bâtiment, aujourd'hui des règles de vie. Yves-Max Viton l'affirme au travers d'une anecdote personnelle : « C'est une leçon d'humilité ».
S'il concède l'existence de rituels, les fondements même de l'association tendent vers un parcours initiatique pour une élévation de l'esprit, par la discussion et la tolérance, l'enrichissement spirituel par l'échange avec autrui. Un paradoxe pour une association qui cultive depuis de nombreuses années la discrétion. Voire le secret. Avec le renouvellement des Grands Maîtres, la tendance à l'ouverture semble s'affirmer par la tenue de conférences. Ces dernières servant aussi à attirer de nouveaux membres. « L'objectif n'est pas de devenir 30 000 dans six mois, concède-t-il.
On propose de réfléchir, pas de faire du prosélytisme à outrance (...). Il est nécessaire qu'il y est de nouveaux esprits pour transmettre ce que nous ressentons. Et nous mettre dans le coup. » Se sentant les garants d'une autorité morale, et fort de leurs contributions (planning familial, pilule et IVG notamment), les membres de la GDF veulent aborder le futur sereinement, afin de « définir et défendre un nouvel humanisme qui critiquera sans se fermer aux autres cultures.
» Le dialogue et la tolérance comme solutions aux maux des sociétés. F. G.


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...