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LILLE / LE GRAND BLEU

Le jour où on a rencontré la mère de Rachid Bouali

Rachid Bouali dresse un portrait sensible de sa mère, à travers anecdotes et quotidien, dans un spectacle à voir absolument.Photo Archives/Nord éclair Rachid Bouali dresse un portrait sensible de sa mère, à travers anecdotes et quotidien, dans un spectacle à voir absolument.Photo Archives/Nord éclair

Troisième épisode de la « saga sociale » de Rachid Bouali, « Le jour où ma mère a rencontré John Wayne » est un spectacle humain avant tout. Le comédien originaire de Hem rend un bel hommage à sa maman. À voir jusqu'au 27 janvier.




C'est sa maman. Et un peu toutes les autres aussi. Toutes celles qui ont vu leur fils partir de la maison, faire sa valise, y mettre ses affaires et ses souvenirs, et un peu de son coeur aussi. Ça commence comme ça : Rachid et sa mère qui vérifie qu'il n'oublie rien, qui se rassure sur son rôle de mère. Et les deux qui évoquent des souvenirs.
Flash-back. On est dans le salon des parents de Rachid Bouali, couleur olive, sapin ou menthe à l'eau. Vert, c'est la couleur de sa maman, même si le canapé est recouvert d'un plaid rose. « Mais moi, je sais qu'il est vert ! » Rachid Bouali est seul sur scène. Endosse le rôle de sa mère, se glisse dans sa peau et même dans celle d'autres mères qui fréquentent le centre social, parlent du complexe du homard - « Omar, c'est le nom de mon mari ! » -, de leurs enfants.


Retour à la valise, aux boîtes remplis de plats maison pour que Rachid n'ait pas à cuisiner quand il vivra seul. Quelques secondes plus tard, on est en Algérie, dans le village d'origine de sa mère. Rachid a 9 ans, découvre un autre monde, une autre facette de sa maman. Pas besoin de décor pour nous montrer la Kabylie, on y est. Comme on est aussi avec la famille, devant un western.
Avec Le jour où ma mère a rencontré John Wayne, Rachid Bouali signe un hommage à la fois drôle et touchant à sa mère, décédée il y a trois ans. Par la précision de ses mots, de son jeu, le comédien nous emmène dans sa famille, et poursuit avec talent sa « saga sociale ». Un théâtre humain, un théâtre de rencontres.w
M.TR.


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