Vous êtes ici : Accueil > Locales

THÉÂTRE SÉBASTOPOL

Serge Lama : plus qu'une valeur sûre, un maître

Comme à son habitude, Serge Lama a interprété hier soir en rappel un sublime «Je suis malade», a cappella et sans micro.  Photo Hubert Van Maele Comme à son habitude, Serge Lama a interprété hier soir en rappel un sublime «Je suis malade», a cappella et sans micro. Photo Hubert Van Maele

Il applaudit le public. Récite sans instrumentation le texte de Star. Présente ses deux musiciens. Ne peut contenir un fou rire causé par un lapsus à connotation sexuelle.



Et tape les trois coups comme au théâtre.
Serge Lama est là tel qu'il nous plaît : simple, proche, fidèle, indémodable. Il ne s'embarrasse pas des convenances, ni de l'ordre établi propre au tour de chant. Pourquoi faire comme les autres quand on a quarante-six de carrière dans sa besace ? La voix, aussi bien limpide que puissante, et les attaques de phrases fougueuses prennent l'assistance à la gorge. Entre un aérien Mon ami, mon maître, un frissonnant Je t'aime , un swinguant Les hommes et les femmes, un vibrant Souvenirs, attention danger, un vertigineux L'Algérie, on goûte à un grand cru. Un flacon plein d'ivresses et de sensations fortes. À chaque fois, Serge Lama y met ses tripes, son âme, sa peau. Les morceaux sont livrés sur le ton de la confidence. Cette intimité n'a pas besoin de grands déploiements orchestraux. Juste l'accordéon de Sergio Tomassi et la guitare de Philippe Hervouët pour des arrangements ondulants et élégants.
Qu'il ausculte frontalement le temps qui passe avec les émouvants J'arrive à l'heure et D'où qu'on parte, qu'il glisse une parenthèse enchanteresse avec Napoléon ou qu'il rende hommage à la femme avec une délicate abnégation ( D'aventure en aventure, Une île), Serge Lama avance serein. Sentiments mis à nu. Désirs en liberté. Urgence d'aimer et de vivre. C'est l'art de la chanson dans ce qu'il a de plus simple et de plus précieux. Instants de grâce aussi purs qu'essentiels. Grande classe.


w
PATRICE DEMAILLY


Réagir à l’article

Tous les champs sont obligatoires.

Quelques règles de bonnes conduites avant de réagir

Pas encore inscrit ?

Infos locales

Cinéma

L'insidieuse « Enfance du mal » L'insidieuse « Enfance du mal »

Le but d'Olivier Coussemacq ? Questionner un tabou. Et se demander comment un homme mûr peut avoir du désir pour une ado. Un début de réflexion, un thriller : le film est un peu tout cela. Avec la Villeneuvoise Anaïs Demoustier.

les lecteurs
  • Note actuelle 2.50/4
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4

Les autres sorties

Une belle plongée « Dans ses yeux »

Toujours à l'affiche

Restos

Tourcoing : la Picolla, une cantine où il fait bon manger Tourcoing : la Picolla, une cantine où il fait bon manger

La Picolla, c'est un peu la cantine de la rédaction de Nord éclair Tourcoing. Difficile de résister à ses copieuses salades que le chef n'hésite jamais à adapter à vos envies ou vos goûts un peu particulier. Mais on vient surtout ici pour la pizza cuite au feu de bois, ses assiettes de pâtes originales et bien fournies et les viandes de qualité. Chaque jour, plusieurs plats du jour sont proposés et depuis peu un menu diététique. Le tout dans une ambiance familiale et conviviale : l'équipe de la Picolla n'est pas avare de ses sourires. La baisse de la TVA a permis au restaurant de baisser le tarif de toutes ses pizzas de 12% et de 10% sur ses plats du jour, soit une moyenne de 7 euros la pizza et 10 euros pour les plats ! La Picolla 9 Bis rue des Anges 59200 TOURCOING, 03.20.36.89.94 

Les autres restos...