Les anti-Poutine prêts à braver le froid
Publié le samedi 04 février 2012 à 06h00
Le mouvement de contestation est inédit depuis l'arrivée au pouvoir de Poutine il y a douze ans.Photo AFP
L'opposition à Vladimir Poutine organise, aujourd'hui, une journée cruciale de mobilisation avec, notamment, une grande marche à Moscou alors que le pouvoir s'efforce de reprendre la main à un mois de la présidentielle dont l'ex-agent du KGB reste le grand favori.
« Les gens qui nous soutiennent disent : "Je viendrai s'il ne fait pas trop froid." Un degré Celsius de moins nous fait 5 000 manifestants en moins et un degré de plus, 5 000 de plus. » Pour l'opposant Boris Nemtsov, le froid glacial est le principal défi pour la marche anti-Poutine prévue à Moscou aujourd'hui par - 16°C. « Je pense que les producteurs de thermocollants devraient être sponsors de notre marche » , plaisante-t-il avant d'appeler les manifestants à chausser des valenki, ces bottes de feutre traditionnelles portées par les paysans russes.
Pour le journaliste Sergueï Parkhomenko, autre organisateur de la marche, les températures prévues aujourd'hui sont « ordinaires » pour Moscou. « Nous aurons l'occasion de montrer que nous sommes prêts à faire des efforts et à résister au froid », ajoute-t-il.
Itinéraire réduit par la mairie
Les organisateurs de la manifestation - une coalition disparate d'opposants politiques et de personnalités de la culture ou des médias - attendent jusqu'à 70 000 personnes à Moscou et des milliers d'autres dans le reste de la Russie. « Cette marche est très importante : elle va montrer si la détermination est intacte dans l'opposition », souligne l'analyste Maria Lipman, de l'antenne russe du Centre Carnegie. Elle « n'influera pas directement sur l'élection » présidentielle du 4 mars dont Vladimir Poutine est le favori, mais elle doit confirmer pour l'avenir « le réveil des positions citoyennes » dans le pays, estime-t-elle.
Le mouvement de contestation, inédit depuis l'arrivée au pouvoir de Poutine il y a douze ans, a semblé avoir pris de court les autorités russes, habituées à manoeuvrer au mieux sur une scène politique d'où toute véritable opposition a été écartée.
Mais, observait le quotidien en ligne gazeta.ru (libéral) la semaine dernière, « les derniers événements montrent que le moment d'effroi du pouvoir face aux manifestations est passé ». Vladimir Poutine a ainsi placé des hommes de confiance - souvent issus, comme lui, des rangs de l'ex-KGB - à des postes stratégiques comme celui de chef de l'administration présidentielle ou président de la Douma (Chambre basse du parlement) et il a accusé l'opposition de travailler pour les Occidentaux.
De son côté, la chaîne de télévision NTV a diffusé, il y a une semaine, une émission visant à discréditer les principaux opposants en évoquant leur rencontre avec le nouvel ambassadeur américain à Moscou et des séjours présumés dans des hôtels de luxe à l'étranger. La mairie de Moscou s'est quant à elle efforcée de limiter l'ampleur de la marche prévue aujourd'hui, invoquant des questions de sécurité pour n'accepter qu'un itinéraire réduit par rapport à ce que souhaitaient les organisateurs.w


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bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
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