Les Français jugent le MoDem
Publié le samedi 21 novembre 2009 à 06h00
D'après un sondage BVA pour la matinale de Canal +, les Français conseillent au MoDem de proposer un modèle de pouvoir moins personnel et plus à l'écoute des citoyens.
François Bayrou est jugé orgueilleux, impatient et compétent.
Incarner l'anti-Sarkozysme dans les actes, pas dans les mots. 52 % des Français conseillent au MoDem de proposer « un modèle de pouvoir moins personnel et plus à l'écoute des citoyens ». (57 % chez les sympathisants du parti). En revanche, « s'opposer avec force » à Nicolas Sarkozy ne fait pas recette : seuls 25 % des Français donnent ce conseil, 16 % des sympathisants du MoDem. Ce parti ne doit pas non plus servir d'écurie présidentielle, les Français ne sont que 4 % à le penser.
Les autres clés du succès seraient, selon les Français, de « défendre une économie de marché plus soucieuse de justice sociale », de « dépasser les clivages droite-gauche » et enfin « d'être en pointe dans la lutte contre les déficits publics ». Bref, les personnes interrogées conseillent au MoDem de s'en tenir aux fondamentaux du « Bayrou de 2007 ».
Enfin, les commentateurs ont peut-être imputé à tort le mauvais score des Européennes au fait de ne pas avoir assez parlé d'Europe. Sa promotion n'arrive en effet qu'en avant-dernière position dans les conseils des Français.
Concernant sa place sur l'échiquier politique, les Français estiment en majorité que le MoDem doit rester indépendant (38 %). Ils sont plus nombreux à penser qu'il devrait refonder un parti de centre droit (27 %) qu'à s'allier avec le Parti socialiste (21 %) ou les Verts (13 %) Les sympathisants du MoDem eux-mêmes défendent à une majorité relative la stratégie d'indépendance (39 %). Remarquons qu'ils sont beaucoup plus nombreux (33 %)à penser qu'un retour au centre droit est préférable à une alliance avec les Verts (20 %) et surtout avec le PS (8 %). Ils remettent ainsi en cause le tropisme vers la gauche de Marielle de Sarnez. Voilà qui donne à réfléchir à 15 jours du Congrès d'Arras.
Un congrès qui ne devrait pas remettre en cause le leadership de François Bayrou, jugé orgueilleux (40 %) et impatient (36 %). Au rayon des qualités, la compétence arrive en tête (30 %) suivie de « sait où il va » (23 %), « dynamique » (22 %) et enfin « charismatique » (18 %). À noter que les sympathisants de gauche le jugent moins sévèrement que les sympathisants de droite.w





