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Des gendarmes picards bientôt en Afghanistan

Publié le 12/06/2009 à 00h00

150 gendarmes seront envoyés à l'automne en Afghanistan, afin de contribuer à la formation de la police locale. Parmi eux, 48 militaires de l'escadron de gendarmerie mobile de Chauny (Aisne), seront chargés de veiller à la sécurité de leurs collègues.

Des gendarmes picards bientôt en Afghanistan
150 gendarmes seront envoyés à l'automne en Afghanistan, afin de contribuer à la formation de la police locale. Parmi eux, 48 militaires de l'escadron de gendarmerie mobile de Chauny (Aisne), seront chargés de veiller à la sécurité de leurs collègues.



BRUNO RENOUL > bruno.renoul@nordeclair.fr
Quarante-huit gendarmes mobiles de l'escadron de Chauny, dans l'Aisne, vont faire partie du contingent français qui doit être déployé en Afghanistan à l'automne, pour contribuer à la formation de la police afghane.


Le choix de cet escadron a été arrêté par la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), qui avait annoncé à la fin du mois de mai l'envoi de 150 gendarmes français à Kaboul et dans les provinces sous contrôle français, à savoir celles de Kapissa et Surobi, au nord-est de la capitale afghane. Un autre escadron de gendarmerie mobile, celui de Satory (Yvelines), doit partir également.
Six mois de mission
Si la mission des gendarmes « départementaux » consistera à prendre en charge la formation des policiers afghans, que ce soit dans le domaine de la police administrative, de la police judiciaire ou de la gestion de l'ordre public, les gendarmes mobiles de Chauny et Satory, eux, seront responsables de la sécurité de leurs collègues et des convois. « Il est prévu qu'une fois la formation initiale assurée, nos gendarmes accompagnent sur le terrain leurs élèves afghans afin de leur servir de "mentors", explique-t-on à la DGGN. Les gendarmes mobiles serviront d'escorte à ce moment-là. » Ceux-ci sont déjà en cours de briefing sur la situation générale en Afghanistan. Puis ils apprendront des notions plus précises, telles que la gestion du stress, le secourisme au combat ou encore la réaction à observer devant l'ouverture du feu. Et enfin, cet été, ils partiront en camp militaire pour être formés plus concrètement. Il s'agira notamment d'apprendre le maniement de véhicules qu'ils piloteront, qui seront vraisemblablement des VAB (véhicule de l'avant blindé), des blindés lourds pouvant transporter une dizaine de personnes.
Du renfort européen ?
Les gendarmes mobiles de Chauny, comme chaque unité, seront relevés et rentreront au bercail au bout de six mois. Mais la mission, elle, durera « aussi longtemps que nécessaire », dixit le directeur national de la gendarmerie, le général Roland Gilles.
Il est prévu qu'à terme, les gendarmes français soient rejoints par leurs homologues espagnols et italiens, et l'ensemble (l'objectif est d'arriver à un nombre de 400 à 500 hommes) devrait alors être placé sous l'égide de la Force de gendarmerie européenne (FGE), créée en 2004. « Il y a une volonté politique très forte de l'Élysée d'arriver à cette solution, confirme la DGGN. Si les militaires français partent les premiers et aussi rapidement, c'est pour créer la dynamique. »

Nord Éclair