France

Etudiants français en Belgique : nos conseils pratiques

Publié le 01/10/2012 à 00h00

Troisième volet de notre série sur les étudiants français en Belgique. Aujourd'hui, toutes les subtilités qu'il vaut mieux connaître chez nos voisins pour y profiter au mieux de son année scolaire. Reportage à Mouscron.

Etudiants français en Belgique : nos conseils pratiques
Troisième volet de notre série sur les étudiants français en Belgique. Aujourd'hui, toutes les subtilités qu'il vaut mieux connaître chez nos voisins pour y profiter au mieux de son année scolaire. Reportage à Mouscron.



Plus de 15.000 étudiants français ont fait leur rentrée en Belgique. Nombre d'entre eux sont originaires du Nord-Pas-de-Calais et étudient dans les villes frontières. Mais, quand on arrive en Wallonie Picarde, mieux vaut être averti de quelques particularismes. À Mouscron, Natacha Decoen du Bureau du Service d'information sur les études et les professions (SIEP) est là pour les guider dans leurs choix d'orientation.
« Nous recevons de plus en plus d'étudiants français qui nous demandent des informations. Depuis quelques années, avec l'ouverture des Hautes Écoles à l'Europe (dans le cadre des accords de Bologne), les établissements aident également beaucoup les étudiants lors de leur inscription, ce qui leur facilite grandement la vie », explique-t-elle.


En Belgique, un étudiant étranger, quelle que soit sa nationalité, doit d'abord s'enregistrer auprès de l'Office des étrangers de la commune dans laquelle il souhaite étudier et y faire valider l'équivalence de son diplôme. « Chaque administration scolaire a son mode de fonctionnement, mais, en principe, l'école prend en charge l'inscription pour que le dossier de l'étudiant soit complet », ajoute Natacha Decoen.

Des filières inexistantes
en France

Ces facilités administratives ne suffisent évidemment pas, à elles seules, à expliquer l'engouement des étudiants français pour la Belgique.
« Les raisons qui poussent les étudiants français à venir chez nous sont multiples. Souvent, c'est parce qu'il existe en Belgique des filières qu'on ne trouve pas forcément de l'autre côté de la frontière. Ou encore, dans certains cas, parce que les études supérieures y sont moins coûteuses » , analyse Natacha Decoen.
Mais avec aussi de sérieuses restrictions dans certaines filières pour les non-résidents (c'est-à-dire les étudiants étrangers ne pouvant pas justifier de trois ans de présence en Belgique) avec l'instauration de quotas (à hauteur de 30 %) en kinésithérapie et en médecine vétérinaire depuis 2006 et, depuis cette rentrée, en médecine et en dentaire.

Tout intérêt
à se loger en Belgique

Une fois inscrit, reste la question du logement. Et là, l'étudiant français frontalier peut trouver son compte à se loger en Belgique. Et cela pour deux raisons. D'abord, parce qu'il aura ainsi la possibilité d'effectuer, comme les Belges, 50 jours de job étudiant sur le sol belge (avec une taxation moindre) tout en pouvant d'ailleurs travailler sous statut étudiant en France (son revenu belge ne sera alors pas pris en compte dans sa taxation côté français).
Second avantage, et non des moindres : si l'étudiant français est inscrit comme résident en Belgique, il pourra, s'il le souhaite, passer son permis de conduire en Belgique. Or, passer son permis chez nos voisins belges est nettement moins onéreux. Et comme c'est un permis européen, il reste bien entendu valable côté français. Autant dire que, pour des étudiants au budget mini-mini, c'est là une occasion à ne pas rater !
Autant de bons plans avant d'entamer son année scolaire Outre-Quiévrain. Un étudiant français averti en Belgique en vaut deux!... w

Nord Éclair