France

Chassé-croisé Copé/Fillon à Marcq-en-Baroeul

Publié le 28/09/2012 à 00h00

Après une brève poignée de main et des sourires de façade à l'heure du déjeuner, les deux candidats pour la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, ont clarifié leurs divergences politiques devant les élus du parti.

Chassé-croisé Copé/Fillon à Marcq-en-Baroeul
Après une brève poignée de main et des sourires de façade à l'heure du déjeuner, les deux candidats pour la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, ont clarifié leurs divergences politiques devant les élus du parti.



Le temps d'une prise de vue, l'ex-Premier ministre et le secrétaire général se sont retrouvés face à face à l'heure du déjeuner au restaurant de l'hippodrome de Marcq-en-Baroeul, choisi pour accueillir la journée parlementaire de l'UMP.
« On peut aussi s'embrasser », a froidement ironisé François Fillon, « ténébreux » auto proclamé, tandis que son rival répondait goguenard en montrant du menton les caméras à l'affût : « Ne les tentons pas ! ».


Mais, cette journée parlementaire, censée définir la ligne d'un parti qui apprend l'opposition, a été dominée par la rivalité de moins en moins feutrée entre les deux hommes et leurs lieutenants un mois et demi avant le vote, le 18 novembre, des quelque 260 000 militants à jour de leur cotisation.
Pendant que Frédéric Dabi de l'Ifop exposait les attentes des Français, dans un sondage présenté aux parlementaires UMP, - « même les électeurs de gauche sont majoritairement contre l'Etat-assistance » -, François Fillon a réagi au « racisme anti-blanc » dénoncé par Jean-François Copé. « Ce n'est pas en copiant les extrémistes que nous convaincrons nos électeurs ni mêmes ceux qui votent pour le Front National », a déclaré le député de Paris, qui se disait la veille « pas choqué » par le constat du député-maire de Meaux, à condition qu'il aille de pair avec « des solutions ».
Commentaire de l'entourage de M. Copé : « Le courage chez François Fillon ne dure que 24 heures.
Hier il semblait d'accord. Le lendemain, repris par le politiquement correct, il opère un virage à 180 degrés. C'est du Roselyne Bachelot dans le texte », allusion au livre de l'ex-ministre de la Santé déplorant la droitisation de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Copé « dans les pas
de Nicolas Sarkozy »

Sur sa lancée, Jean-François Copé a clairement revendiqué le virage à droite de sa campagne, laissant du même coup un espace au centre à François Fillon : « C'est vrai que je m'inscris dans les pas de Nicolas Sarkozy ».
Au grand jeu des petites phrases, M. Copé a été qualifié de « Jean-Luc Mélenchon de droite » par le sénateur UMP Jean-René Lecerf. François Fillon, qui s'est offert un petit détour de campagne à Tourcoing, a répété qu'il voulait un « rassemblement national » allant de la « droite Ciotti au centre-Wauquiez en passant par le gaullisme social de Gérard Larcher », ses principaux soutiens.w

Nord Éclair