France

Un Mondial de l'auto qui mise sur les valeurs sûres

Publié le 22/09/2012 à 00h00

Dernières tendances, énergies nouvelles, objectif gouvernemental... Alors que le Mondial de l'automobile débute à Paris le 29 septembre, François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), fait le point sur les défis de la filière hexagonale.

Un Mondial de l'auto qui mise sur les valeurs sûres
Dernières tendances, énergies nouvelles, objectif gouvernemental... Alors que le Mondial de l'automobile débute à Paris le 29 septembre, François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA), fait le point sur les défis de la filière hexagonale.



PROPOS RECUEILLIS PAR MAGALIE GHU > magalie.ghu@nordeclair.fr


Quelles vont être les grandes tendances de ce salon 2012 ?
>> Les grosses tendances vont être aux véhicules de volume, autrement dit des stars des ventes présentées dans leur nouvelle version. C'est le cas de la Clio IV chez Renault, de la 208 chez Peugeot (qui suit la 206 et la 207, ndlr) ou encore de la Golf VII chez Volkswagen. Tous ces mammouths des ventes devraient intéresser les 25 % de visiteurs qui viennent pour être confortés dans leur décision d'achat. Le second point novateur de cette édition concerne les nouvelles énergies. Cette année, les véhicules électriques et hybrides ne sont plus des prototypes mais des modèles réellement proposés à la vente. En outre, avec quelque 270 marques présentes, cette année devrait nous permettre de dépasser notre record de 1,4 million de visiteurs.

La crise économique et le contexte actuel du secteur automobile ne devraient donc pas impacter le Salon ?
>> Non, la crise a un effet inverse. Les gens ont besoin d'un exutoire à la crise. Et l'expo, c'est du spectacle, ce sont quinze jours où on sait qu'on va voir des choses sympathiques. Même si certains visiteurs sont concernés par l'avenir de la filière, ils viennent avant tout voir la voiture qu'ils ont vue sur une publicité. Le salon est une oasis de belles choses dans un secteur en crise. Cette édition devrait recevoir de nombreuses visites de politiques qui viendront avec des messages et peut-être des solutions.

Concernant les marques françaises, quelles orientations va-t-on pouvoir constater lors de ce salon ?
>> Globalement, on est sur un élargissement des gammes et vers un retour du haut de gamme chez PSA comme chez Renault qui s'achemine de plus en plus vers un retour de l'Alpine. Par ailleurs, on assiste à une amplification du phénomène de customisation des voitures. Citroën le faisait déjà avec ses DS. Désormais, les Clio aussi seront personnalisables grâce à des décors adhésifs en option.

Le salon intervient deux semaines après la conférence environnementale où le Premier ministre a fixé l'objectif de disposer, dans dix ans, de véhicules consommant 2 litres aux 100 km. Cette ambition vous paraît-elle réalisable techniquement et économiquement ?
>> C'est de toute façon positif de se fixer des objectifs ambitieux. Ce sera difficile à réaliser mais on sait qu'on a les technologies. L'enjeu sera à la fois technique et industriel car il s'agira de concevoir des voitures achetables par tous. Mais c'est un peu cela l'histoire de l'automobile française : apporter aux clients des technologies accessibles.

Et cela ne risque-t-il pas faire de l'ombre aux véhicules électriques ?
>> Il ne faut pas imaginer qu'une technologie va en chasser une autre. Quoi qu'il arrive, l'électrique ne représentera jamais 90 % du parc automobile. Nous allons encore utiliser environ 80 % de véhicules à moteur thermique pendant longtemps... Donc l'objectif fixé par le Premier ministre est intéressant.w Plus de renseignements sur le site Internet http://www.mondial-automobile.com.

Nord Éclair