France

Sarkozy critique Hollande sur sa gestion de la crise syrienne

Publié le 09/08/2012 à 00h00

Nicolas Sarkozy a surpris en sortant de son silence pour critiquer en creux l'immobilisme supposé de François Hollande sur le dossier syrien.

Sarkozy critique Hollande sur sa gestion de la crise syrienne
Nicolas Sarkozy a surpris en sortant de son silence pour critiquer en creux l'immobilisme supposé de François Hollande sur le dossier syrien.



Il a fait le rapprochement avec la crise libyenne, où la France avait pris la tête du front anti-Kadhafi.
Le mutisme de Nicolas Sarkozy aura été de courte durée. Dans un communiqué commun publié mardi soir, l'ex-président français et Abdel Basset Sayda, président du Conseil national syrien - la principale coalition de l'opposition - disent avoir évoqué « pendant près de 40 minutes » la situation dans le pays. Les deux hommes appellent à « une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres ». Surtout, ils évoquent « de grandes similitudes avec la crise libyenne », dans laquelle la France avait été le fer de lance de l'opération internationale conduisant à la chute de Kadhafi.


L' UMP, qui ne cesse de critiquer le manque d'envergure de l'action diplomatique française, a aussitôt repris la balle au bond. « Hollande ne peut pas faire moins que Sarkozy : la France doit intervenir militairement pour faire cesser les massacres en Syrie » , écrit le secrétaire national Philippe Juvin. « La diplomatie française semble en vacances aujourd'hui, (...) et je me réjouis que Nicolas Sarkozy ait pris le temps d'écouter cet homme », s'est réjoui l'écrivain-philosophe Bernard-Henri Levy, qui s'était engagé auprès des rebelles libyens.

Aide médicale d'urgence
Toutefois, dans la soirée, Matignon a rappelé qu'une aide médicale d'urgence pour les victimes des combats en Syrie allait être envoyée jeudi et samedi.
C'est à gauche que la critique à la sortie de Sarkozy a été la plus sévère. Le député PS Jean-Christophe Cambadélis a jugé « inopportune et inélégante » la sortie de Sarkozy, alors qu'à ses yeux la France est « à l'avant-garde du soutien à la révolution syrienne ».
Martine Aubry a qualifié d'« irresponsables » ses déclarations, estimant que « notre pays devrait être uni pour soutenir l'action » française.w

Nord Éclair