Il a été placé sous contrôle judiciaire en attendant l'audience qui se tiendra le 29 août.
Dans le box des prévenus, un jeune homme du vingtaine d'années. Né au Bangladesh, il explique avoir fui son pays en raison d'instabilités politiques et être arrivé en France en 2010. Sans papiers, il travaille sur les marchés pour payer le loyer de son studio, rue Solférino.
C'est là que samedi, une rixe a éclaté. Les trois victimes expliquent dans leurs dépositions qu'elles venaient récupérer l'argent que le prévenu devait à son frère. Elles seraient alors tombées sur une vingtaine de gaillards qui s'en seraient pris à elles. « Non, moi je voulais leur rendre l'argent, ils m'ont frappé avec des bâtons, explique le prévenu par la voix de son interprète. J'ai attrapé un des bâtons et j'ai donné des coups pour me défendre. » La présidente n'est pas allée plus loin dans le débat, hier. Les victimes n'ont en effet pas été informées de la date de l'audience. Le jugement a donc dû être reporté au 29 août. En attendant, contrairement aux réquisitions du procureur qui souhaitait son incarcération provisoire, le prévenu a été placé sous contrôle judiciaire. Il ne doit pas rencontrer les victimes.w
H.H.