France

Un G20 marqué par la crise de l'UE

Publié le 19/06/2012 à 00h00

Les chefs d'État et de gouvernement des plus grandes économies de la planète devaient se retrouver la nuit dernière à Los Cabos, au Mexique, dans un contexte difficile pour l'économie mondiale, entre crise de la zone euro et ralentissement de la croissance.

Un G20 marqué par la crise de l'UE
Les chefs d'État et de gouvernement des plus grandes économies de la planète devaient se retrouver la nuit dernière à Los Cabos, au Mexique, dans un contexte difficile pour l'économie mondiale, entre crise de la zone euro et ralentissement de la croissance.



Après la Grèce, les dirigeants du G20 cherchaient hier à Los Cabos, au Mexique, à ramener un peu de confiance dans l'économie mondiale. D'abord soulagées par la victoire des conservateurs de la Nouvelle Démocratie à Athènes qui devraient être en mesure de former un gouvernement de coalition favorable à l'euro (1), les places financières ont peu à peu renoué avec le pessimisme.
L'Espagne inquiète de nouveau et les taux de ses emprunts à dix ans se sont envolés au-dessus des 7 %, un niveau jugé insoutenable à long terme.


Le résultat des législatives en Grèce a pourtant été accueilli avec soulagement par les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission, José Manuel Barroso, à Los Cabos au Mexique.

Impatience
Le président américain Barack Obama a vu de son côté dans la victoire de la droite grecque un signe de bon augure pour la formation d'un gouvernement d'union nationale et la poursuite des réformes. Mais la chancelière allemande Angela Merkel a aussi posé ses conditions.
« Les élections ne peuvent remettre en question les engagements pris par la Grèce », a-t-elle déclaré.
Les dirigeants européens sont surtout attendus, lors de ce sommet au Mexique, sur leur engagement à trouver enfin des solutions durables à la crise de la dette qui les mine depuis décembre 2009. Mais l'impatience des autres pays ne cesse de grandir. Ils appellent l'Union européenne à réformer son mode de gouvernance et à utiliser les moyens à leur disposition afin d'apporter un peu de sérénité sur les marchés financiers mondiaux.
Ce qui n'est pas sans agacer les dirigeants européens déjà sous la pression de leurs partenaires depuis des mois.
« Nous ne sommes pas les seuls à être responsables des problèmes économiques actuels dans le monde », a ainsi renchéri Herman Van Rompuy. Peu enclins à s'interroger sur leur part de responsabilité, les pays émergents continuent de penser que c'est d'abord aux Européens de régler leurs problèmes.w (1) En Grèce, la droite d'Antonis Samaras, vainqueur des législatives, poursuivra aujourd'hui les négociations avec les socialistes du PASOK pour la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.

Nord Éclair