Les prix record à la pompe partis pour durer
Publié le mercredi 08 février 2012 à 06h00
Hausse du baril à Londres, euro fragile sur le marché des changes, vague de froid, arrêt des raffineries Petroplus : les mauvaises nouvelles s'accumulent pour le portefeuille des automobilistes français, alors que le prix de l'essence vient de battre son record historique.
Le sans plomb 98 a pour la première fois passé en moyenne la barre des 1,60 E (à 1,6022 E ), tandis que le sans plomb 95 a atteint un nouveau sommet absolu à 1,5640 E, selon les chiffres officiels de la Direction générale de l'énergie et du climat (DEGC) publiés hier et portant sur la semaine dernière.
En revanche, le diesel, carburant de très loin le plus consommé dans les moteurs des Français (80 %), est lui resté quasiment stable à 1,3960 E, mais ressort presque trois centimes sous les prix d'il y a trois semaines et encore assez loin du record absolu du printemps 2008 (1,4541 E).
Peu enclin aux prévisions précises, le président de l'Union française des Industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky a concédé qu'il était « un peu pessimiste » concernant l'évolution prochaine des prix. « Dans les semaines qui viennent, je ne vois en tout cas pas de baisse des prix », a-t-il dit. « Le prix du brut a pris 2-3 dollars dans les derniers jours », a souligné le porte-voix de l'industrie pétrolière française, relevant qu'« on est autour de 115 dollars » à Londres, le marché de référence pour l'Europe. « On est pratiquement à 88 E le baril, c'est parmi les chiffres les plus élevés qu'on ait connu », a-t-il souligné.
Outre un cours du brut dopé par les tensions autour de l'Iran et un euro en yoyo autour du sort de la Grèce qui ne joue du coup plus son rôle de matelas, les prix ont été également soutenus par des arrêts de raffineries aux États-Unis et chez le groupe suisse Petroplus, ainsi que par la vague de froid actuelle en Europe.
Forte demande
de fioul domestique
En effet, les prix du fioul de chauffage et du diesel routier évoluent de concert, parce qu'ils sont obtenus avec la même partie d'un baril de pétrole. « Or il y a eu beaucoup de demandes de fioul domestique avec le froid, donc on aura des prix très fermes », a averti M. Schilansky. Dans le même temps, l'arrêt de trois raffineries de Petroplus (dont celle de Petit-Couronne en France) et la chute de la production des deux restantes a privé le marché de près de 400 000 barils par jour, soit les trois quarts de la production du groupe suisse en faillite.
Sollicité, le ministère de l'Énergie s'est refusé à tout nouveau commentaire, après la passe d'armes le mois dernier avec le candidat socialiste François Hollande, qui avait proposé des blocages de prix et le retour de la taxe flottante sur les produits pétroliers.
La TIPP flottante coûterait 5 milliards d'euros à l'État, qui s'efforce de redresser ses comptes, avait notamment fait valoir Éric Besson.
Portées par l'envol du parc automobile diesel du fait d'un régime fiscal favorable, les ventes de gazole représentent près de 80 % de la consommation française de carburants automobiles, le super sans plomb 95 affichant un peu moins de 15 % et le super sans plomb 98 environ 5 %. Soulignant l'impact négatif de ce rabais fiscal du gazole (dont le prix hors taxe est en réalité supérieur à celui de l'essence), l'industrie pétrolière française a plaidé la semaine dernière pour que les carburants soient taxés au même niveau. Ce qui se traduirait soit par une hausse impopulaire des prix du diesel, soit par un nouveau trou dans les caisses de l'État...w


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bdxethike : bons débuts
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sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...