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PRÉSIDENTIELLE

L'élection à 500 inconnus

Plusieurs candidats, dont certains dotés d'une réelle audience, peinent à réunir les signatures d'élus nécessaires pour se présenter. Certains réclament l'anonymat des « parrains ».



MARTIN LEPRINCE > france.monde@nordeclair.fr
Jean-Pierre Chevènement, qui a officialisé mercredi son retrait de la présidentielle, pourrait ne pas être le seul à jeter l'éponge d'ici au 16 mars ! Au-delà des considérations stratégiques, la course aux 500 signatures nécessaires pour se présenter devient un obstacle de plus en plus décrié. En dehors de François Hollande (PS), Eva Joly (Europe Écologie-Les Verts), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) qui bénéficie du soutien des élus communistes, François Bayrou (MoDem) et Nicolas Sarkozy (UMP) - lorsqu'il se déclarera -, tous les candidats rencontrent de grandes difficultés à réunir les parrainages d'élus.
Hervé Morin (Nouveau Centre) aurait obtenu pour l'heure environ 330 promesses ; Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate) 230 ; Frédéric Nihous (Chasse, Pêche, Nature et Traditions) 250 ; Corinne Lepage (Cap 21) entre 300 et 350 ; Philippe Poutou (NPA) 400. L'équipe de Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) affirme être proche des 500 signatures mais continue ses démarches pour en obtenir 700. Lutte ouvrière estime que Nathalie Arthaud franchira le seuil mais refuse d'avancer un chiffre, tout comme les proches de Dominique de Villepin qui reconnaissent seulement ne pas avoir encore atteint l'objectif.


En revanche, à la surprise générale, le président du groupuscule Solidarité et progrès, Jacques Cheminade (qui avait recueilli 0,2 % à la présidentielle de 1995), a affirmé cette semaine détenir les parrainages nécessaires.

Le cas Marine Le Pen
Reste le cas Marine Le Pen. La présidente du FN a déclaré ne disposer que de 300 signatures et peiner à en engranger davantage. Lors des derniers scrutins présidentiels, Jean-Marie Le Pen avait déjà fait part de ses difficultés en la matière mais, à l'exception de 1981, il était toujours parvenu à se présenter. Cette fois, la préoccupation paraît réelle, au point que l'appareil frontiste, suivi par d'autres formations, tente des recours pour obtenir l'anonymat des parrainages. Suite à l'une de ses actions, le Conseil d'État a accepté, jeudi, de transmettre au Conseil constitutionnel la question prioritaire de constitutionnalité sur la publication des élus ayant parrainé un candidat. Les « Sages » doivent apprécier avant le 22 février si cette disposition est contraire à la Constitution.
L'idée que Marine Le Pen, créditée d'environ 18 % d'intentions de vote, puisse se trouver dans l'incapacité de se présenter provoque un certain malaise dans la classe politique. Même certains de ses plus farouches opposants s'interrogent, comme la candidate de Lutte ouvrière, Nathalie Arthaud, déclarant « pas normal » que la présidente du FN soit absente de l'élection.

« Grève des signatures »
Si certains représentants des « petits candidats » affirment que récolter le précieux sésame devient plus ardu, accusant même les élus de faire la « grève des signatures », d'autres, comme le NPA ou Lutte ouvrière, assurent que cette démarche n'est pas plus contraignante qu'auparavant. Mais tous s'accordent pour fustiger cette règle « antidémocratique (qui) rompt l'égalité entre candidats (et) fait le jeu du bipartisme ».
Comme pour les précédentes présidentielles, les états-majors du PS et de l'UMP ont fait circuler auprès de leurs élus la consigne de ne parrainer nul autre que leur candidat officiel. Les maires des petites communes, majoritairement sans étiquette, refuseraient, eux, d'accorder leur promesse par crainte de se voir privés de subventions par les collectivités territoriales si celles-ci sont d'un autre bord ; d'être assimilés à un parti politique aux yeux de leur équipe municipale, souvent plus proche de l'associatif ; ou encore de subir des remontrances de la part des administrés.
L'anonymat des signataires permettrait largement d'atténuer ces refus, mais le système actuel pourrait aussi être remplacé par un parrainage de plusieurs milliers de citoyens, comme le réclament notamment le NPA et Cap 21. Mais un filtre trop permissif provoquerait l'effet inverse, permettant à quelques hurluberlus d'accéder à la candidature, tels le monarchiste Patrick de Villenoisy, la strip-teaseuse du Parti du plaisir, Cindy Lee, ou encore le représentant de la secte des Raëliens « Rasta président ».w


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Henri Roux
Je suis contre l'anonymat car un maire doit prendre ses responsabilités et les assumer ouvertement, s'il parraine un candidat, cela doit être public.

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emilie06
Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions de votre article :
Rasta Président n’est en aucun cas missionné par le Mouvement Raëlien qui ne fait pas de politique. Rasta agit à titre exclusivement personnel. Par contre il y a en effet un groupe de Raëliens qui prépare la formation du parti du PARADISM ( www.paradism.org), toujours à titre purement individuel.
Nous serions reconnaissants à l’auteur de ce texte de prendre contact avec les intéressés avant d’avancer n’importe quoi et de n’évoquer qu’une information partielle.

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