De Giglio à Marseille, on se mobilise pour les rescapés
Publié le lundi 16 janvier 2012 à 06h00
Île de Toscane au charme idyllique, Giglio a tout de suite manifesté sa solidarité avec les naufragés du Concordia, tandis qu'à Marseille arrivaient les premiers rescapés français.
Sur l'île de Giglio. « Toute l'île prête son aide. Nous n'avons jamais rien vu de cette échelle » , observe Giorgio Fanciulli, responsable d'un site internet local. Il a assisté depuis le début au drame. « C'est comme un photomontage. J'ai du mal à en croire mes yeux », ajoute-t-il, contemplant ce qui reste de la ville flottante à moitié immergée à la sortie du port pittoresque aux maisons multicolores et aux nombreux restaurants. « La qualité humaine des gens de cette île s'est vraiment révélée. Nous avons une population de 800 habitants et, d'un seul coup, il y a plus de quatre mille autres personnes venant du bateau », dit-il.
D'autres habitants racontent qu'ils se sont précipités dès la nuit de vendredi à samedi pour apporter couvertures et vêtements chauds, et ont ouvert leurs maisons aux passagers et aux membres d'équipage originaires de différents pays. « Nous avons même utilisé les habits du prêtre pour fournir des vêtements. Ces gens étaient habillés légèrement parce qu'ils se mettaient à table quand l'accident est survenu », explique une femme qui a requis l'anonymat mais qui se dit « fière » de son île.
« Les enfants pleuraient, ils étaient terrorisés. Ils étaient tout trempés. Nous avons dû changer leurs habits », témoigne-t-elle. Elle a accouru dès qu'elle a entendu le craquement du bateau, et a apporté son aide toute la nuit. « Nous sommes tous choqués. Nous allons dire une prière pour les victimes aujourd'hui », ajoute-t-elle.
« Les gens ici sont habitués aux bateaux. Mon fils travaille sur l'un, mon mari sur un autre. Je me sens triste. C'est comme si on était blessé, cela fait partie de nous. A nous qui sommes nés ici, la mer a toujours été une bonne chose. » Le maire du Giglio Sergio Ortelli n'a guère fermé l'oeil depuis 48 heures alors qu'il s'emploie à coordonner les secours et les efforts pour sauver des survivants. « Face à un tel cataclysme, je suis juste satisfait que la population ait répondu présente à 150% » , commente-t-il.
À Marseille. Trois cent quatre-vingt-dix-huit passagers français ont été rapatriés depuis vendredi soir par autocar à Marseille, où isl ontopu bénéficier d'un soutien psychologique. Soulagés mais accusant la compagnie italienne de désorganisation dans les secours. « Nous étions dans la salle de spectacle, il y a eu un très gros bruit et la salle a penché d'un coup », a raconté à la presse Elizabeth, une femme d'une cinquantaine d'années originaire de l'Indre.
La rescapée dénonce « une mauvaise organisation pour débarquer les chaloupes, beaucoup de bousculade, et après, sur terre, rien du tout » en terme d'accueil.
Joël Pavageau, retraité parisien de 74 ans, dînait avec sa femme. « On nous a dit de rester assis, alors que le bateau s'enfonçait. Ils auraient dû donner l'ordre d'évacuer plus vite. Ils ont attendu 45 minutes, cela paraît très long quand vous êtes dans le noir » . « On n'a jamais vu un officier de Costa », assure Stéphane, un Bayonnais.
« On n'a même pas pu aller chercher les gilets de sauvetage », ajoute sa compagne Virginie.
w Un numéro d'urgence pour les familles (06.77.80.32.23) a été mis place par Costa Croisières France.



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bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...