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TOULON

Sarkozy explique la crise

«La France milite avec l'Allemagne pour un nouveau traité», a assuré Nicolas Sarkozy, pour «un véritable gouvernement économique».  AFP «La France milite avec l'Allemagne pour un nouveau traité», a assuré Nicolas Sarkozy, pour «un véritable gouvernement économique». AFP

Nicolas Sarkozy s'est employé hier à Toulon à conjurer la « peur » de la crise, au moment où l'Europe entre dans un nouveau cycle de « désendettement », et promis des propositions franco-allemandes avec une « réforme des traités » pour améliorer le fonctionnement de la zone euro, ainsi qu'un sommet sur l'emploi.



Voici les principaux points de son discours.

À cinq mois de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a choisi Toulon pour expliquer la crise devant 5 000 personnes, là même où il avait dénoncé, le 25 septembre 2008, les « dérives » du capitalisme financier quelques jours après la chute de la banque américaine Lehmann Brothers.


Situation économique et budgétaire. - État de la France : « La peur est revenue, cette peur qui détruit la confiance, qui paralyse les consommateurs, qui empêche l'investisseur d'investir, l'entrepreneur d'entreprendre, le patron d'embaucher, le banquier de prêter. Cette peur porte un nom : la peur de perdre la maîtrise de son destin ».
- Avenir : « Un nouveau cycle économique commence, un cycle de désendettement qui ramènera le balancier de l'économie vers le travail et la production que les pays développés avaient eu tendance à trop sacrifier ».
- Règle d'or budgétaire : « Chaque pays de la zone euro doit adopter une règle d'or qui inscrira dans son ordre juridique l'objectif d'équilibre budgétaire. La France doit l'adopter. L'idéal, si chacun faisait preuve de responsabilités, serait de le faire avant la présidentielle.
Si tel n'était pas le cas, il faudrait le faire immédiatement après ».
Social. - Protection sociale : « La réforme du financement de notre modèle social est devenue une urgence absolue. On ne peut pas financer notre protection sociale comme hier en prélevant uniquement sur les salaires quand les frontières sont plus ouvertes et qu'il faut faire face à la concurrence de pays à bas salaires ».
- Sommet pour l'emploi : « Tous les partenaires sociaux » sont invités à participer à un « sommet sur l'emploi » en janvier, pour que « chacun puisse apporter des solutions, faire des propositions ».
- Retraite : « Permettre la retraite à 60 ans sans prévoir le financement de cette mesure était une décision socialement injuste » (en référence au projet du PS de la remettre en place).
Europe. - Refondation de l'UE : « La refondation de l'Europe, ce n'est pas la marche vers plus de supranationalité » mais une « Europe plus démocratique » et « intergouvernementale » où « ce sont les responsables politiques qui décident. L'Europe a besoin de plus de solidarité mais plus de solidarité exige plus de discipline ».
Nicolas Sarkozy s'est ainsi prononcé en faveur d'un processus de décision « intergouvernemental » et « davantage de décisions prises à la majorité qualifiée » au sein des instances européennes, ainsi que pour une « réforme des traités » européens.
- Merkel : « Je recevrai lundi à Paris la chancelière Merkel et, ensemble, nous ferons des propositions franco-allemandes pour garantir l'avenir de l'Europe ».
- Banque centrale européenne : « La BCE est indépendante. Elle le restera. Je suis convaincu que face au risque déflationniste qui menace l'Europe la Banque centrale agira ».
- Zone euro et Grèce : « Il doit être absolument clair que ce qui a été fait pour la Grèce, dans un contexte très particulier, ne se reproduira plus, qu'aucun État de la zone euro désormais ne sera mis en défaut ».
- Accord de Schengen : « L'Europe qui fait appliquer à l'intérieur le principe de la libre circulation et qui ne contrôle pas ses frontières extérieures, ça ne peut plus durer. Schengen doit être repensé ».w


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Abde
Vivement le 6 Mai.

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kasburettes
La peur dont parlait le président, c'est la peur qu'un bon nombre de français a de se le "recoltiner" pendant 5 ans !!! Et puis ché tout ! :D

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