Un résultat écrit d'avance ?
Publié le dimanche 21 mars 2010 à 06h00
Le second tour des élections régionales, ce dimanche, donne lieu à 7 duels, 17 triangulaires et une quadrangulaire. Presque partout, les jeux paraissent faits.
MARTIN LEPRINCE > france.monde@nordeclair.fr
Dans toute élection à deux tours, le second peut s'analyser après coup selon deux cas de figure : tantôt il confirme le premier, tantôt il le corrige. Si chaque scrutin peut offrir son lot de surprises, beaucoup pronostiquent que les résultats de celui-ci s'inscriront dans la première hypothèse.
Après le revers subi dimanche dernier, les ténors de l'UMP ont consacré leur semaine à sonner la mobilisation générale. Le Premier ministre, François Fillon, a lui-même payé de sa personne en tenant plusieurs meetings. Sans réserve de voix en raison de sa stratégie d'union des droites dès le premier tour, la majorité présidentielle mise sur un réveil des abstentionnistes ainsi que sur un éventuel report d'une partie des électeurs écologistes et du Front National. Mais en ayant recueilli seulement 26,3 % des suffrages, la droite pourra difficilement rattraper son retard sur la gauche qui, en additionnant seulement les voix du PS, d'Europe Écologie et du Front de Gauche, frôle les 50 %.
Dès lors, le seul objectif de sauvegarder les deux présidences de région obtenues lors des élections de 2004 apparaît ardu. En Corse, où deux listes nationalistes sont encore en lice, la victoire ne pourrait dépendre que d'un marchandage incertain. En Alsace, qui fait figure de dernier espoir, les deux camps sont au coude à coude. L'UMP espère un succès dans deux régions d'outre-mer, la Guyane et la Réunion, pour atténuer quelque peu sa défaite annoncée en métropole.
Du côté du PS, la seule question qui vaille concerne l'ampleur de sa réussite. Les socialistes et leurs alliés devraient emporter la présidence dans au moins dix-neuf régions métropolitaines. Même la Bretagne, où socialistes et écologistes concourent sous leurs propres couleurs après l'échec des négociations entre les deux tours, semble gagnée d'avance. Le fait que la gauche puisse ne pas dépasser les 50 % en Picardie, région Centre, PACA et Franche-Comté semble bien anecdotique au regard de son hégémonie prévisible dans l'ensemble des régions. Seul bémol : la probable victoire en Languedoc-Roussillon de la liste de Georges Frêche, dont Martine Aubry a clairement fait savoir qu'elle ne le considérait « plus comme un homme de gauche ».
Vers la présidentielle
Mais au-delà de ce succès, la question d'une refondation des alliances ne tardera pas à se poser au lendemain du scrutin. Cette semaine, les leaders du PS, d'Europe Écologie et du Front de Gauche ont tu leurs divergences pour faire tribune commune. Première étape d'une recomposition ? L'ancienne gauche plurielle implosa dans le sang et les larmes après la défaite de son architecte, Lionel Jospin, au premier tour de l'élection présidentielle de 2002.
Refusant de réitérer les erreurs du passé, les nouveaux leaders de l'opposition entendent bien trouver une nouvelle configuration en vue de la prochaine échéance présidentielle. Et cette perspective devrait se révéler bien plus compliquée qu'une simple fusion de listes pour les régionales.w


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bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...