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POLITIQUE

Meurtriers de policiers : Sarkozy veut 30 ans de prison incompressibles systématiques

Nicolas Sarkozy était  à Dammaries-les-Lys, ce jeudi matin, pour rencontrer les proches du policier assassiné par des membres présumés de l'ETA. Photo : AFP.. Nicolas Sarkozy était à Dammaries-les-Lys, ce jeudi matin, pour rencontrer les proches du policier assassiné par des membres présumés de l'ETA. Photo : AFP..

Nicolas Sarkozy a souhaité jeudi à Dammarie-les-Lys que la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine incompressible de trente ans soit appliquée de façon «systématique» aux meurtriers de membres des forces de l'ordre.


« Nous allons travailler avec la garde des Sceaux pour que la peine réellement perpétuelle, je veux dire les trente ans, puisse s'appliquer systématiquement pour ceux qui portent atteinte à la vie d'un agent en charge de l'autorité publique », a déclaré M. Sarkozy après avoir rencontré la famille et les collègues du policier tué mardi en Seine-et-Marne. « Nous ne pouvons accepter aucune banalisation en la matière », a insisté le chef de l'Etat devant la presse.

Le policier a été tué mardi soir lors d'une fusillade en Seine-et-Marne. Une personne se réclamant d'ETA a été interpellée et au moins cinq autres personnes sont recherchées. Dans le code pénal actuel, la peine de sûreté de trente ans n'est applicable qu'aux auteurs de meurtres d'enfants de moins de 15 ans accompagnés ou suivis de viols, torture, et barbarie.

Plaintes systématiques en cas d'insultes visant des fonctionnaires

Nicolas Sarkozy a également annoncé que, désormais, le ministre de l'Intérieur porterait « plainte systématiquement » contre les auteurs d'insultes visant les fonctionnaires. « J'ai demandé aux fonctionnaires de police qu'à la moindre insulte, au moindre manque de respect, des conséquences judiciaires soient engagées », a-t-il poursuivi. « Avec le ministre de l'Intérieur, nous veillerons d'ailleurs à faire comprendre aux gens que quand on insulte un fonctionnaire de police, ou un militaire de la gendarmerie, ou un fonctionnaire derrière un guichet, si on accepte ces insultes, ça veut dire qu'on se prépare à accepter par la suite que la même personne soit frappée », a expliqué M. Sarkozy.

« Et si on accepte que la même personne soit frappée au prétexte qu'elle est fonctionnaire, alors on se prépare à ce qu'elle soit blessée. Et si on accepte ça, on a des assassinats », a-t-il indiqué pour conclure sa démonstration.

La violence est « inacceptable »

A trois jours du second tour des régionales, le président a rappelé une série de récents faits divers au cours desquels des policiers ont été blessés en Seine-et-Marne ou dans les Bouches-du-Rhône et un supporteur du PSG tué après des affrontements pour marteler que cette violence était « inacceptable ». « J'ajoute avoir redit toute ma confiance (au ministre de l'Intérieur) Brice Hortefeux et que je le soutiendrai de toutes mes forces dans la mission qui est la sienne. La violence doit reculer dans notre pays et elle reculera », a-t-il promis en concluant sa brève allocution.

L'UMP a subi un sérieux revers lors du premier tour du scrutin régional dimanche, marqué par la victoire du PS et la remontée du Front national. Cet échec a suscité des critiques parmi les élus de la majorité, qui ont remis en cause l'ouverture à gauche pratiquée par le président et lui ont demandé de revenir aux « fondamentaux » de la droite.

AFP


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