La montagne s'est faite belle pour Ferrat
Publié le mercredi 17 mars 2010 à 06h00
En haut: une foule immense et recueillie a accueilli le cercueil de Jean Ferrat sur la place du village. À gauche: un portrait de Ferrat brandi par un admirateur. Ci-contre: Isabelle Aubret entonne «Que c'est beau la vie» aux côtés de Pierre Tenenbaum, le
Hier, plus de 5 000 personnes ont rendu hommage à Jean Ferrat en reprenant en choeur « La Montagne », lors des obsèques simples et sans messe du chanteur dans son village ardéchois d'Antraigues-sur-Volane qui était baigné de soleil.
« Sans discours, sans manifestation, dans la plus stricte intimité. » C'étaient les dernières volontés de Jean Ferrat concernant ses obsèques. Mais le chanteur, décédé samedi à l'âge de 79 ans, disait cependant ne pas être « contre l'idée que les gens du pays puissent venir (lui) dire au revoir une dernière fois », selon Michel Pesenti, le maire d'Antraigues-sur-Volane.
Mais hier après-midi, il n'y avait pas que « des gens du pays » rassemblés sur la place du petit village ardéchois où Jean Ferrat s'était définitivement installé en 1973. Environ 5 000 personnes, venues de la France entière, ont accueilli le cercueil du chanteur devant le magnifique paysage, baigné de soleil, qui lui avait inspiré La Montagne.
Des lettres adressées
à « Jean Ferrat, poète »
Lors de la cérémonie retransmise en direct à la télévision, Pierre Tenenbaum, le frère de Ferrat, a souhaité parler de « l'homme » à qui des admirateurs du monde entier envoyaient des lettres adressées simplement à « Jean Ferrat, poète ». « Je suis certain, mon Jean, que ta voix résonnera encore dans la vie et dans les c oeurs, a-t-il déclaré. Je crois que tu résisteras à la terrible épreuve du temps. » Puis deux jeunes filles de la famille ont lu, très émues, Que serais-je sans toi ?, le poème de Louis Aragon que Jean Ferrat avait mis en musique, devant le chanteur Georges Moustaki, la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, venue « saluer un ami », ou encore l'animateur Michel Drucker et le député européen (Europe Écologie) José Bové. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, en déplacement en Arabie saoudite, s'était fait représenter par son directeur de cabinet.
Dans la foule anonyme, une septuagénaire venue de Paris, Alice Demeulenaere, se souvenait avoir vu chanter Jean Ferrat « dans (sa) jeunesse, quand il débutait dans les cabarets parisiens ». « Je me rappelle encore les branchés de l'époque qui disaient : "Ce gars-là ne percera jamais". » Face au cercueil, déposé devant l'hôtel-restaurant La Montagne où des gerbes de fleurs s'étaient amoncelées depuis le matin, Francesca Solleville a ensuite chanté a cappella Ma France avant qu'Isabelle Aubret n'entonne Que c'est beau la vie.
Puis La Montagne a résonné, reprise en choeur par la foule, sur la place du village avant que Jean Ferrat ne soit inhumé dans la plus stricte intimité au cimetière du village, « aux côtés de (son) frère André » comme il le souhaitait.w


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sainte justice : Plus de 40% des soit disantes "Réformes" de L'U M P depuis...
emilie06 : Veuillez s’il vous plait rectifier certaines confusions...
contribuable : ça arrangerait il le LOSC qui n'aurait pas le "stade...
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