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PS, Europe Ecologie, Front de gauche réunis pour surmonter leurs divergences

Jean-Marc Brulé (Verts), Christophe Borgel (PS) et François Delapierre (partie de gauche), dans l'hôtel parisiens ou se nouent les négociations d'entre-deux tours à gauche. Photo : AFP. Jean-Marc Brulé (Verts), Christophe Borgel (PS) et François Delapierre (partie de gauche), dans l'hôtel parisiens ou se nouent les négociations d'entre-deux tours à gauche. Photo : AFP.

Après une entrevue dans la nuit, PS et Europe Ecologie, rejoints par le Front de Gauche, ont poursuivi lundi leurs négociations pour fusionner leurs listes régionales avant le délai légal de mardi 18h00, pour surmonter leurs divergences locales et programmatiques.


Au lendemain d'un 1er tour favorable à la gauche, les négociateurs - François Lamy, Christophe Borgel et Claude Bartolone côté PS et Jean-Vincent Placé, Jean-Marc Brûlé, Pascal Durand et André Gattolin côté EE - se sont retrouvés à la mi-journée dans un grand hôtel parisien des Halles.

Ils ont été rejoints par Eric Coquerel et François Delapierre (Parti de gauche), Michel Laurent et Francis Parny (PCF).

Partie de cache cache

Le lieu ayant été tenu secret, presse et négociateurs ont joué à cache-cache jusqu'en début d'après-midi. Pour Christophe Borgel, secrétaire national PS aux élections, le climat est « vraiment rassemblé, apaisé ». « On travaille sérieusement », a renchéri M. Placé, après un déjeuner entre socialistes et Verts.

Concédant « des points de programme à discuter dans les régions », M. Borgel a souligné que l'« intérêt de tout le monde est que ça se passe le plus vite possible. Si on peut aboutir dès aujourd'hui, il faut le faire. Il y a une campagne à mener ». « Nous allons vraiment y arriver, car nos projets sont très proches et on a fait de très belles choses ensemble dans nos régions », avait assuré le matin Martine Aubry. Pour la numéro un PS, les listes doivent se faire « à la proportionnelle » des résultats du premier tour.

Europe écologie veut « un accord exigeant »

Daniel Cohn-Bendit (EE) a, lui, parié sur « l'intelligence des uns et des autres », écartant l'hypothèse de triangulaires. Voyant « quelques petites tensions poindre ici ou là », Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a redit sa volonté de « discuter d'un accord exigeant sur le fond ». Car les « écolos », malgré leur score en demi-teinte (12,5% face aux 30% du PS), entendent défendre leur projet écologique porté pendant la campagne. De grosses divergences de programmes devront être dépassées, notamment sur le projet nucléaire Iter en Paca, la Ligne à Grande Vitesse en Aquitaine, l'aéroport Notre-Dame-des-Landes en Pays de la Loire ou le Pass Vert à tarif unique pour les transports franciliens.

Point noir des négociations: la Bretagne où Jean-Yves Le Drian, président sortant PS, n'est pas disposé aux compromis, fort d'une liste PS-PCF-dissidents Verts qui a recueilli 37,2% au premier tour (EE à 12,2%). « Posture hégémonique inacceptable », accusent les écologistes.

En Poitou-Charentes, « Ségolène Royal veut qu'on prenne sur notre quota » les trois Verts (exclus du parti) qu'elle avait débauchés au premier tour, dénonce M. Placé. Partisan de l'application stricte de la proportionnelle, le responsable Vert souligne qu'en Rhône-Alpes et en Alsace (où EE a obtenu 17,9% et 15%), les écologistes, eux, « n'essaient pas de faire monter les enchères ».

Le Parti de gauche dénonce l'hégémonie du PS

Le Parti de gauche a dit vouloir « se faire respecter », estimant que « malheureusement », « des réflexes un peu hégémoniques reviennent » côté socialiste, avec des négociations « difficiles » en Limousin où le Front de gauche a atteint 13%.

En revanche, la négociation se passe bien en Ile-de-France, assure-t-on au PS et chez les Verts. Alors que le score de Jean-Paul Huchon est inférieur à celui du PS nationalement et que Cécile Duflot dépasse celui d'EE, « la répartition des postes est très favorable », se réjouit-on chez les Verts qui espèrent « plus de 50 sièges » (28 actuellement) et cinq vice-présidences.

AFP


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