Élections régionales : les derniers espoirs de l'UMP
Publié le dimanche 28 février 2010 à 06h00
L'Île-de-France est un enjeu majeur pour l'UMP, représentée dans la région parisienne par Valérie Pécresse.
Si globalement la victoire de la gauche semble acquise, la droite n'a pas encore renoncé à certaines régions. Tour d'horizon des « points chauds » à deux semaines du premier tour.
MARTIN LEPRINCE > france.monde@nordeclair.fr
Tandis qu'à l'heure actuelle 20 régions métropolitaines sur 22 sont présidées par un socialiste, la Première secrétaire du PS, Martine Aubry, ambitionne de réaliser un « grand chelem » en obtenant la victoire sur l'ensemble du territoire. La droite, elle, veut encore croire qu'elle peut s'imposer dans certaines zones jugées plus incertaines.
Centre. Grand espoir de l'UMP, la présidence de la région semble pourtant devoir lui échapper. Alors que, il y a quelques semaines, les enquêtes d'opinion donnaient gagnante la liste conduite par le secrétaire d'État au Commerce, Hervé Novelli, c'est désormais celle du président socialiste sortant, François Bonneau, qui fait la course en tête. La majorité espère encore que la multiplication des listes de gauche et les difficultés que vont poser les alliances entre les deux tours puissent jouer en sa faveur.
Champagne-Ardennes. L'UMP pariait sur un affaiblissement du Font national pour reconquérir cette région. La liste conduite par Jean-Luc Warsmann est cependant créditée de près de 10 % de moins au second tour que celle du président socialiste sortant, Jean-Paul Bachy. Pour maintenir cette dynamique, Martine Aubry est venue soutenir son candidat cette semaine. En 2004, Champagne-Ardennes était la région où le PS avait gagné avec la plus petite marge.
Franche-Comté. Menée par le secrétaire d'État à la Coopération, Alain Joyandet, la majorité continue de croire en la victoire. De nombreux ténors de l'UMP ont tenu des meetings sur place pour assurer la reconquête. Considérée comme une « terre de droite », la région a pourtant vu trois de ses quatre départements passer sous une présidence socialiste ces dernières années. Le Front national reste en embuscade.
Pays de la Loire. En 2004, le basculement à gauche de cette région fut un véritable coup de tonnerre pour la majorité et sa reconquête a longtemps été considérée comme l'une des priorités de l'UMP. Fief du Premier ministre, François Fillon, elle a fait l'objet d'une alliance avec le MPF de Philippe de Villiers, dont plusieurs membres ont obtenu une place éligible. Un temps annoncé comme tête de liste, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a finalement cédé sa place au président du conseil général du Maine-et-Loire, Christophe Béchu. Le président socialiste sortant, Jacques Auxiette, est annoncé gagnant même si un bon score des Verts donnerait lieu à un marchandage.
Île-de-France. L'objet de toutes les convoitises. Consciente du risque de ne pas briller lors de ce scrutin, la majorité souhaitait porter en triomphe le symbole d'une victoire en Île-de-France pour effacer le reste. Menée par Valérie Pécresse, l'UMP n'apparaît finalement pas en mesure de l'emporter face à Jean-Paul Huchon, qui bénéficie même d'une confortable avance dans les sondages. De plus, les récentes polémiques dont a été l'objet la tête de liste PS dans le Val-d'Oise, Ali Soumaré (voir par ailleurs), pourraient se retourner contre la majorité.
Alsace. Si la droite risque de ne gagner aucune région, il est même envisageable qu'elle en perde ! L'Alsace, l'une des deux seules présidées par l'UMP, pourrait basculer pour la première fois à gauche. Plus que le PS, c'est le score d'Europe Écologie qui devrait mettre à mal la domination de l'équipe sortante. Le comportement des électeurs du Front national, historiquement fort dans cette région, est observé de près.
Corse. Gagnée par la droite en 2004 grâce à des alliances avec des formations « nationalistes », il n'est pas impossible que la Corse tombe également entre les mains du PS et de ses alliés. La mésentente entre les responsables locaux de l'UMP et le bilan de la présidence sortante risquent de rebuter les électeurs. Mais la gauche partant divisée, ce sont encore une fois les « nationalistes » qui détiendront la clef du scrutin.w


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bdxethike : bons débuts
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sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...