La Ligue des droits de l'Homme hostile aux caméras
Publié le mercredi 17 février 2010 à 06h00
Les partis de gauche, qui se sont opposés au projet Loppsi 2 à l'Assemblée hier, dénoncent un énième texte sur l'insécurité.
La Ligue des droits de l'Homme quant à elle a lancé hier un réseau contre la vidéosurveillance.
Après l'adoption de Loppsi 2 par les députés, les socialistes, résolument contre, ont dénoncé « un projet fourre-tout et décousu qui organise un désengagement sans-précédent de l'État », soulignant que l'« on en est à moins 9 000 policiers et gendarmes depuis 2007 ». Roland Muzeau (PCF) a même parlé de « paranoïa sécuritaire ». Noël Mamère (Verts) et Manuel Valls (PS) ont rappelé qu'il s'agissait du « 17e texte sur l'insécurité depuis 2002 », alors que tous les décrets d'application de ces textes n'ont même pas été signés.
« Surveillance généralisée »
La Ligue des droits de l'Homme voit dans la Loppsi une volonté de « contrôle social total ». Elle a annoncé hier la création d'un « réseau de lutte contre la vidéosurveillance en Ile-de-France » afin de dénoncer « une technologie au coût exorbitant, emblématique de la mise en place d'une société de surveillance généralisée ».
Parlant de « Mirage sécuritaire », la LDH souligne que « le gouvernement prévoit de tripler en deux ans le nombre des caméras de vidéosurveillance dans l'espace public en France (de 20.000 à 60.000) et d'investir 20 millions d'euros d'argent public ».w





