Coup d'éclat de Peillon : Aubry affiche son soutien, mais embarras au PS
Publié le samedi 16 janvier 2010 à 06h00
Martine Aubry a soutenu hier le coup d'éclat de Vincent Peillon, qui a fait faux bond la veille à France 2 lors d'un débat sur l'identité nationale, mais, en coulisses, des ténors PS critiquaient l'eurodéputé qui a décidé seul et engagé tout le parti.
« Il m'a prévenu de sa décision et je la soutiens pleinement », a déclaré la première secrétaire à Lille, au lendemain de la chaise laissée vide par Vincent Peillon lors de l'émission « A vous de juger » opposant le ministre de l'Immigration Éric Besson et Marine Le Pen (FN).
Vincent Peillon reconnaît avoir prémédité son geste pour « faire un incident ». Il a accusé la chaîne publique de l'avoir relégué en deuxième partie de soirée, demandant la démission de la directrice générale adjointe et animatrice Arlette Chabot.
Celle-ci a été d'autant plus surprise par son attitude que Vincent Peillon avait, selon elle, choisi la seconde partie de soirée.
En fin de journée sur Canal +, l'élu socialiste s'est dit prêt à dialoguer avec Éric Besson mais « dans des conditions d'égalité ».
« Vincent Peillon souhaitait pouvoir dire ce qu'est vraiment l'identité nationale pour nous », puis il a « découvert » avoir été « relégué en deuxième partie », a affirmé Martine Aubry.
La patronne du PS a voulu désamorcer la crise avec France 2. Elle a appelé le PDG de France Télévisions Patrick de Carolis, qui lui avait demandé par lettre ouverte si elle cautionnait la demande de démission formulée par l'eurodéputé. Non, a-t-elle répondu, assurant qu'il n'y avait aucun boycott collectif de son parti à l'égard de France 2, ni de l'émission d'Arlette Chabot. Martine Aubry et Patrick de Carolis se rencontreront la semaine prochaine pour s'entendre sur les conditions d'un « débat de qualité » majorité/opposition.
Un « scandale »
À Solferino, on juge que les chaînes ont trop tendance à privilégier les voix discordantes et critiques vis-à-vis du parti, plutôt que celles qui représentent la direction. Le député Pierre Moscovici a désapprouvé le comportement de Vincent Peillon, jugeant « infondée » la demande de démission d'Arlette Chabot. Et dans l'entourage d'un autre ténor du PS, on a dénoncé la « méthode extrêmement contestable » de Vincent Peillon qui « engage un collectif sans se concerter au préalable avec lui ». Du côté de Ségolène Royal, on n'est pas mécontent d'épingler l'ex-lieutenant devenu adversaire. Alors que le patron de l'UMP Xavier Bertrand a qualifié Vincent Peillon de « manipulateur », dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, on s'indignait hier d'un « scandale », assurant : « L 'affaire n'en restera pas là ».w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...