Les Nordistes au coeur du sommet du MoDem
Publié le dimanche 06 décembre 2009 à 06h00
Ils sont de Roubaix, Tourcoing, Lille ou Béthune. Les militants nordistes sont nombreux au congrès du MoDem à Arras. Paroles choisies.
ERWAN GUÉHO > erwan.gueho@nordeclair.fr
« Il y a un monde fou. Ceux qui pronostiquaient la mort des centristes en sont pour leurs frais. » Arnaud Verspieren a le sourire des grands jours. Le Roubaisien assure qu'il retrouve lors de ce congrès « l'esprit d'écoute et de propositions qui caractérise les centristes ». « C'est comme à Roubaix, on travaille autour de propositions », explique l'élu.
Frédéric Lefebvre est, lui aussi, radieux. Le jeune responsable tourquennois se prépare pour la campagne des régionales et travaille « avec enthousiasme » sur le projet. « J'ai découvert François Bayrou à l'occasion du meeting qu'il avait fait à Lille Grand Palais lors de la présidentielle et j'ai été aussitôt séduit. Ce soir-là, j'ai aussi fait la connaissance du Tourquennois Michel Van Tichelen. Je me suis tout de suite senti bien dans ce parti alors que jusque-là je ne m'étais pas investi en politique. On partait d'une page blanche. Il y avait tout à construire. Aujourd'hui, rien qu'à Tourcoing, nous sommes 70 à militer au MoDem ».
« Rassemblement »
Le Béthunois Hakim Elazouzi a, lui aussi, le sentiment de vivre un moment important, lors de ce congrès d'Arras. « J'étais lycéen lorsque le FN est arrivé au 2e tour de la présidentielle en 2002. Soit je continuais à regarder, soit je m'engageais. J'ai alors choisi d'adhérer à l'UDF avec l'espoir que centre droit et centre gauche réussissent un jour à travailler ensemble. Cette ambition, nous sommes en train de la concrétiser » , explique le responsable régional des Jeunes démocrates.
Dans les travées du congrès, seul le passage de Corinne Lepage hier matin a contrasté avec l'optimisme ambiant. L'euro-députée a estimé que François Bayrou ne pouvait pas prétendre rassembler d'autres forces politiques dans un « arc central » avant d'avoir rassemblé les membres de sa propre famille pour éviter qu'ils s'en aillent.
La réponse de François Bayrou n'a pas tardé : « On a le droit d'être de mauvaise humeur », a-t-il répliqué. Mais ici « il y a 1 500 personnes venues de toute la France et il n'y a pas une fausse note : c'est la preuve de notre rassemblement ».
« Un projet post-crise » Thibaut Lanoy, 28 ans, est militant à Roubaix et, lui aussi, croit à un rassemblement large. « L'avenir d'un grand courant démocrate se fera dans le rassemblement des réformistes. On est dans des enjeux de société, pas uniquement dans celui de l'avenir d'un parti ». Olivier Henno, qui sera tête de liste MoDem pour les régionales, voit, lui aussi, dans ce congrès « un bel exercice de démocratie. Avec le droit d'amendement ouvert à tous les militants, on aboutit à un projet vérité qui porte un regard post-crise », assure le maire de Saint-André. Un projet qui sera mis au vote ce matin à Arras avant le discours de clôture de François Bayrou.w





