Questions d'identité
Publié le vendredi 27 novembre 2009 à 06h00
L'identité nationale et la question des alliances étaient au menu de Martine Aubry hier soir sur France 2, un an après son arrivée à la tête du parti socialiste.
ERWAN GUÉHO > erwan.gueho@nordeclair.fr
« J'ai presque envie de vous dire "Bon anniversaire, Martine Aubry" ». Un an après le congrès de Reims, Martine Aubry était hier soir l'invitée d'« A vous de juger » sur France 2, l'émission présentée par Arlette Chabot.
Juste le temps de cet accueil et on entre dans le vif du sujet. Pas assez présente Martine Aubry dans son opposition à Nicolas Sarkozy ? « Les Français disent qu'attaquer c'est bien mais que proposer c'est mieux ». Pour Martine Aubry, « la situation est sérieuse » et « les gens souhaitent qu'on parle de leurs problèmes » plutôt que de parler de soi ou de penser à la présidentielle. « Cette question me rase », répond-elle avec humour à la question de savoir si elle y pense tous les jours (lire aussi ci-contre).
Puis vient le débat sur l'identité nationale avec Jean-François Copé. Le président du groupe UMP à l'Assemblée se jette à l'eau et attaque sur l'expérimentation qui fut menée à Lille sur les créneaux horaires réservés aux femmes musulmanes à la piscine. Martine Aubry répond dans le détail. Mais surtout s'inquiète fortement de la façon dont on pose la question de l'identité nationale. « Cela me rend honteuse de la France quand on dit que le problème de la France, c'est l'immigration ». « Quand on renvoie des Afghans dans leur pays, ce n'est pas cela la France. Pas celle que nous aimons, pas celle que nous défendons ». Surtout aux yeux de la première secrétaire du PS, cela cache les vrais problèmes. « L'identité de la France, on la casse. » Martine Aubry s'inquiète du « social qu'on casse », « de l'Éducation qui est de moins en moins nationale ».
Questions d'identité encore lors du second débat, cette fois-ci avec Marielle de Sarnez (MoDem) sur les alliances. Et notamment en vue du 2e tour des régionales. « Nous souhaitons réunir la gauche et tous ceux qui partagent les mêmes valeurs que nous », explique Martine Aubry. « Mais avec le MoDem, on a encore à travailler », reconnaît-elle. Questions d'identité. w




