France

Drames successifs dans les hôpitaux ce mois-ci

Publié le 15/08/2009 à 00h00

Après les décès d'une fillette à Mulhouse, d'un patient à Mérignac, d'un nouveau-né au CHU de Bordeaux, une infirmière a été suspendue hier après le décès de deux grands prématurés à l'hôpital du Havre.

Drames successifs dans les hôpitaux ce mois-ci
Après les décès d'une fillette à Mulhouse, d'un patient à Mérignac, d'un nouveau-né au CHU de Bordeaux, une infirmière a été suspendue hier après le décès de deux grands prématurés à l'hôpital du Havre.



Le Havre. Une infirmière a été suspendue à titre conservatoire à la suite du décès accidentel de deux grands prématurés à l'hôpital du Havre, le 6 août dernier. « Nous redoutons qu'il y ait eu une erreur commise dans un geste infirmier » , a dit François Gauthiez, directeur adjoint de l'établissement.
Bordeaux. Les parents d'un nouveau-né ont porté plainte mardi pour « homicide involontaire » après la mort le 4 août de leur fille au CHU de Bordeaux. « Pour la première tétée d'accueil, on a positionné, dans la salle de réveil, le bébé sur la maman, qui était épuisée après avoir accouché par césarienne », a expliqué l'avocat de la famille Me Jean Moulineau.


Selon lui, « alors que le père était sorti pour prévenir la famille de la naissance, la mère a été laissée seule avec son bébé. » « Quand la sage-femme est revenue après environ 40 minutes, l'enfant était asphyxié. » Le parquet de Saintes a saisi la section de recherches de Poitiers et la brigade de recherches de Saintes dans le cadre de l'enquête préliminaire.
Mérignac. Une infirmière bordelaise de 26 ans a été mise en examen et placée sous contrôle judiciaire pour « homicide involontaire » après avoir administré samedi une surdose de médicaments à un patient de 48 ans, décédé quelques heures plus tard.
Elle fait également l'objet d'une interdiction d'exercer.
Mulhouse. Les parents de la fillette de cinq ans qui est morte mardi asphyxiée par les barreaux de son lit au Centre hospitalier de Mulhouse, ont déposé plainte pour « homicide involontaire ». La fillette, qui souffrait d'une maladie génétique et ne pouvait ni parler ni marcher, avait été piégée par les barres de protection qui avaient été ajoutées à son lit, un lit d'adulte car il n'existe apparemment pas de lit adapté aux enfants malades de son âge.

Nord Éclair