Michelin après Continental, Goodyear...
Publié le jeudi 18 juin 2009 à 06h00
De Michelin à Continental en passant par Goodyear, les fabricants de pneumatiques réduisent la voilure en France pour faire face à la concurrence de nouveaux fabricants et, surtout, à la crise de l'automobile.
Depuis plus d'un an, les fermetures et restructurations se multiplient dans le pneumatique. Hier, le français Michelin a ainsi annoncé un plan de « réorganisation » prévoyant 1 093 suppressions de postes par des mesures d'âge et de mobilité, « sans aucun licenciement ». Le leader mondial du pneu va fermer son site de Noyelles-lès-Seclin (276 postes, lire en page 5), supprimer 340 postes sur 1 300 à Tours et 477 sur 1 400 à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Michelin, qui emploie 25 000 personnes en France, a présenté en parallèle un « plan de départs volontaires sur trois ans (2010-2012) pour 1 800 salariés », ouvert dès septembre.
Mais Michelin n'est pas seul concerné par ces restructurations. En mai, l'américain Goodyear a présenté un plan social prévoyant près de 820 licenciements dans son usine d'Amiens-Nord tandis que l'allemand Continental va fermer son site de Clairoix (1 120 postes, dans l' Oise). Quant à l'italien Pirelli, il prévoit une « rationalisation » de la production et des équipes en Europe.
« L'attentisme prédomine »
« Il y a de très importantes surcapacités dans l'industrie automobile. C'est aussi vrai pour une partie des équipementiers », observe Markus Leitner, analyste chez Fitch. « Les marchés occidentaux sont proches de la saturation », constate de son côté Carlos da Silva (Global Insight). « Quant aux pays émergents, la demande s'est effondrée à part en Chine, souligne Yann Lacroix (Euler Hermes SFAC). Aujourd'hui , c'est l'attentisme qui prédomine. Les industriels du pneu souhaitent adapter leur production et surtout préserver leur trésorerie. » De plus, l'émergence de nouveaux fabricants de pneus dans les pays à bas coûts fragilise le secteur. Mais cette concurrence touche surtout « le bas de gamme », selon Yann Lacroix qui estime que Michelin devrait garder une forte assise en France pour développer des pneus à forte valeur technologique. Le groupe a d'ailleurs annoncé hier un projet d'investissement de « plus de 100 millions d'euros » dans son centre de recherches de Clermont-Ferrand. Les fabricants de pneus ont d'ailleurs « une carte à jouer » avec le durcissement des réglementations sur les émissions de CO2, renchérit Carlos da Silva, en citant les « pneus verts ».
Cependant, des experts restent pessimistes quant à l'avenir du secteur à moyen terme. La tendance ne devrait pas être favorable pour le marché des poids lourds très dépendant de la conjoncture économique. Euler Hermes SFAC prévoit une croissance négative du transport routier de marchandises en 2009 et nulle en 2010. Quant aux voitures particulières, la prime à la casse soutient le marché en France et en Allemagne notamment mais l'abandon de cette mesure pourrait entraîner une nouvelle baisse qui affecterait directement l'industrie du pneu, selon Yann Lacroix.


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...