Valeo supprime des postes dans le Pas-de-Calais
Publié le vendredi 16 janvier 2009 à 06h00
C'est la concrétisation du plan annoncé en décembre : Valeo compte supprimer 5 000 emplois. L'équipementier souffre de la crise. La région est moins touchée que d'autres. Mais si la crise dure...
MATHIEU HÉBERT (AVEC AFP) > mathieu.hebert@nordeclair.fr
L'équipementier automobile Valeo va supprimer 31 postes sur son site d'Étaples, près de Berck-sur-Mer. Cette mesure, annoncée mercredi lors d'un comité central d'entreprise, fait partie d'un vaste plan concernant 5 000 postes dans le monde, dont 1 600 en France.
Le site d'Étaples, qui appartient à la branche VE2M (électrique moteur), compte 1 150 salariés, qui produisent des alternateurs. Les 31 postes concernés seront supprimés essentiellement « dans les structures », c'est-à-dire « les services administratifs », résume Christophe Jore, délégué syndical CGT.
Parallèlement, 64 postes devraient aussi être supprimés dans le cadre du plan amiante, des départs programmés, mais sans doute « anticipés » du fait de la crise qui touche le secteur automobile, croit savoir Daniel Vasseur, de l'union locale CGT de Berck.
Hier, dans l'usine du Pas-de-Calais, les salariés n'étaient pas franchement surpris. « La nouvelle était attendue », indique Christophe Jore, qui ajoute que « l'ambiance reste bonne pour l'instant ». Étaples, en effet, n'est pas le site le plus touché en France. Des quatre sites de la branche VE2M, celui d'Étaples « est le plus rentable », assure Christophe Jore .
Néanmoins, « si la crise dure, il y aura sans doute d'autres annonces », poursuite le délégué CGT. Une inquiétude porte sur la nouvelle chaîne de production expérimentale liée à un nouveau système d'alterno-démarreurs, conçu à Étaples, mais dont la production en série n'est pas encore décidée.
Dans d'autres branches, les salariés sont plus inquiets. À Châtellerault (essuie-glaces), par exemple, Valeo a décidé de supprimer 163 emplois sur son site qui compte 750 salariés. Dans la même branche, le plan prévoit 49 suppressions d'emplois sur 750 à Issoire (Puy-de-Dôme), 8 sur 180 à Reilly (Oise) et 10 sur 159 à La Verrière (Yvelines). « Des plans de restructuration existent depuis plusieurs années et, avec la crise, ça permet d'accélérer le mouvement », selon les syndicats CFDT, CGT et CFE-CGC.





