L'Assédic est saturée
Publié le mercredi 10 décembre 2008 à 06h00
La hausse du chômage provoque des retards « importants » dans le traitement des dossiers Assédic. Mais la situation devrait redevenir « quasi normale » d'ici à fin 2008, selon Christian Charpy, chargé de la fusion ANPE-Assédic.
Confirmez-vous l'engorgement des dossiers d'indemnisation des chômeurs à l'Assédic et quelles en sont les raisons ?
>> Nous avons constaté, au milieu du mois de novembre, une augmentation relativement importante des dossiers qui n'avaient pas encore pu être traités du côté de l'Assédic. On est monté aux alentours de 94 000 dossiers en instance. L'origine est assez simple : il y a une augmentation assez forte des inscriptions de demandeurs d'emploi, donc plus de dossiers à traiter. Et il y a eu beaucoup d'entrées au chômage pour fin d'intérim. Or le calcul de leurs allocations chômage est plus compliqué que pour ceux qui ont perdu un emploi stable.
Comment comptez-vous résoudre ce problème ?
>> Nous avons décidé plusieurs mesures : à peu près 200 CDD ont été recrutés pour faire face à cet afflux de la charge de travail, nous avons pris des mesures de fermeture d'Ass édic par demi-journée et nous avons prévu des heures supplémentaires, notamment le samedi. Du coup, nous avons pu, en l'espace de quinze jours, baisser de 20 % le nombre de dossiers en retard et nous allons faire tout ce qui est nécessaire pour qu'à la fin de l'année , nous soyons revenus à une situation quasi normale, c'est-à-dire entre 40 000 et 45 000 dossiers en instance, ce qui correspond à un flux normal de traitement. En temps normal, 90 % des dossiers sont traités en quinze jours.
Ces retards ont-ils un lien avec la mise en place de la fusion entre l'ANPE et l'Assédic, comme le dénoncent les syndicats ?
>> Non, ça n'a pas de rapport avec la fusion. Cette situation apparaît aujourd'hui dans le cadre du fonctionnement actuel de la maison, c'est-à-dire avec l'Assédic d'un côté et l'ANPE de l'autre. Pour ce qui est de la fusion, nous avons prévu des moyens supplémentaires pour 2009, avec le recrutement de 400 CDD pour remplacer les agents qui partiront en formation.
Il n'y aura donc pas d'interruption de traitement des dossiers et nous suivrons la situation au jour le jour pour pouvoir faire face aux difficultés qui se présenteraient.





