Les étudiants français, « champions de la mobilité »
Publié le lundi 28 juin 2010 à 06h00
Les étudiants français sont les plus nombreux à profiter du programme d'études ou de stages à l'étranger européen Erasmus.Photo Archives
Au cours de l'année universitaire 2008-2009, 28 283 Français ont étudié ou fait un stage dans un autre pays de l'Union européenne via le programme Erasmus. Ils redeviennent les « champions de la mobilité », après avoir été détrônés par les Allemands.
Les Français sont « champions de la mobilité » lance Jean Bertsch, directeur de l'agence Europe-Éducation-Formation qui gère le programme européen d'études et de stages à l'étranger Erasmus pour la France.
Au cours de l'année universitaire 2008-2009, ils sont en effet les plus nombreux (28 283) à être parti entre trois mois et un an dans un autre pays de l'Union européenne pour étudier ou faire un stage. En 2003, ils avaient été détrônés par les Allemands, qui depuis avaient conservé la première place. Ils sont désormais seconds. Viennent ensuite, en chiffres absolus, les étudiants espagnols, italiens puis britanniques.
Mais où vont-ils ?
La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, estime que la politique menée depuis 2007 (bourses de mobilité, doublement des accords de reconnaissance mutuelle des diplômes, masters conjoints,...), en plus de l'harmonisation européenne des crédits, a favorisé la mobilité des étudiants français.
Leur pays de prédilection ? En 2008-2009, la destination favorite des Français a été l'Espagne, devant le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Suède et l'Italie. On note un succès croissant pour les pays nordiques (75 % d'étudiants français en plus en Norvège, par exemple), mais aussi les États d'Europe centrale et orientale (+ 316 % en Lituanie, + 99 % en République Tchèque) depuis 2003.
Lille, troisième ville de départ
Pour ce qui est du départ, c'est l'université de Nantes qui a envoyé le plus d'élèves à l'étranger l'an dernier, devant celle de Bourgogne-Dijon et celle de Lille 2. Sur leur origine sociale, le rapport souligne que les étudiants défavorisés restent peu nombreux à s'expatrier. Même si, en plus de la bourse européenne Erasmus, il est permis de garder sa bourse nationale sur critères sociaux et d'ajouter une « bourse de mobilité » portée par Valérie Pécresse à 400 E mensuels. Sinon, Erasmus n'est pas le seul moyen d'étudier à l'étranger. Ainsi, les étudiants Erasmus représentent, en France comme en Europe, environ un tiers de la mobilité étudiante totale, car il existe par ailleurs de nombreux échanges ou accords entre établissements d'enseignement supérieur.w


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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...