Soumise à la pression des marchés et aux menaces que font peser les agences de notation sur le financement des Etats, l'Europe, où plusieurs pays sont déjà soumis à un régime de rigueur "drastique" est au bord du gouffre. Les sommets "de la dernière chance" se succèdent sans que l'on puisse entrevoir le bout du tunnel. Et les débats qui se joue au niveau européen ont un écho très politique en France, en cette veille de présidentielle.
La zone euro, toujours sous pression des agences de notation, peine à convaincre les marchés de sa capacité à sortir de la crise, en dépit des tentatives des dirigeants européens pour rassurer sur la validité juridique de leur pacte budgétaire.
L'engagement de François Hollande de revenir à la retraite à 60 ans pour certains salariés, en ne révisant que partiellement la réforme de 2010, relance le débat sur l'âge de départ, entraînant une vive réplique du gouvernement.
Le « produire en France » est devenu un « must » du discours politique : comme ses rivaux pour la présidentielle, le pré-candidat Nicolas Sarkozy a lui aussi enfourché hier le thème de la « réindustrialisation » du pays, en Haute-Savoie.
Bernard Roman, vice-président en charge des finances au conseil régional, présentait hier, avant la séance plénière, le budget primitif 2012. Et il a mis un point d'honneur à « l'équilibre ».
La mobilisation n'a pas été massive, ce mardi, pour la journée d'action lancée par l'intersyndicale (CFDT, CGT, Unsa, Solidaires). 200 militants syndicaux se sont rassemblés à Lille, environ 150 à Boulogne-sur-Mer, 150 à Calais... L'objectif des syndicats n'était cependant pas de remplir les rues, mais de « faire passer le message » contre les mesures d'austérité.
L'accord sur la discipline budgétaire en zone euro annoncé vendredi suscite déjà des interrogations politiques et juridiques sur son utilité réelle et sa faisabilité, alors que le PS français entend le renégocier s'il remporte la présidentielle.
Nicolas Sarkozy a défendu lundi l'accord obtenu à Bruxelles sur le sauvetage de l'euro en jugeant qu'il créait «les conditions de la sortie de crise», et a commencé à préparer la France à une perte de son fameux AAA qui ne serait qu'une «difficulté de plus, pas insurmontable».
Les Européens se sont mis d'accord, hier, pour renforcer nettement la discipline budgétaire de la zone euro face à la crise de la dette, mais ont échoué à le faire avec l'appui de toute l'UE pour cause de clash avec le Royaume-Uni, isolé.
Le «carcan» d'austérité imposé par les dirigeants de la zone euro aux salariés du Vieux continent est jugé insupportable par les syndicats mais les dirigeants européens, qui devaient se réunir en sommet jeudi et vendredi, ont exclusivement prévu d'insister sur le renforcement de la discipline budgétaire.
La chancelière allemande Angela Merkel a martelé hier son intention de modifier les traités européens pour réformer la zone euro et la transformer en une véritable union budgétaire.
Moody's, Standard & Poor's, Fitch Ratings : certains disent d'elles qu'elles font la pluie et le beau temps, mais qui sont-elles ? Quid du fonctionnement des redoutées agences de notation.
« Politique à la Bismarck », « ordre allemand » : la politique d'Angela Merkel face à la crise a ranimé la germanophobie d'une partie de la classe politique française.
Au coeur des efforts de sauvetage de la zone euro, le couple formé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel peine à accoucher d'un projet commun de réforme des traités européens, énième épisode de la relation compliquée entretenue depuis 2007 par le président et la chancelière.
Nicolas Sarkozy reçoit lundi à l'Elysée Angela Merkel pour tenter d'accoucher d'un plan de sauvetage franco-allemand de la zone euro qu'ils proposeront jeudi aux dirigeants européens avec l'espoir d'éteindre, enfin, l'incendie provoqué par la crise de la dette.
L'agence d'évaluation financière américaine Standard ans Poor's a annoncé hier soir qu'elle envisageait d'abaisser la note de solvabilité à long terme des six pays de la zone euro notés « AAA » et celles de neuf autres pays de la zone.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont accouché hier à Paris d'un compromis très attendu pour sauver la zone euro avec la volonté de l'imposer dès la fin de la semaine pour éteindre.
Le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande a vu mardi une «illusion» dans le nouveau traité européen préconisé par la France et l'Allemagne pour imposer une discipline budgétaire aux Etats de la zone euro.
Avec la menace de dégradation de sa note triple A, la France paie le prix de la dérive de ses finances. Et l'hypothèse d'un nouveau plan d'austérité refait surface, malgré les dénégations de l'exécutif.
Les Etats-Unis ont maintenu mercredi la pression sur l'Europe pour qu'elle endigue enfin sa crise de la dette, mais l'Allemagne s'est dite «pessimiste» à la veille d'un sommet européen présenté, une fois de plus, comme crucial pour créer le «choc de confiance» dont le monde a besoin.

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