Le débat sur la sortie du nucléaire largement relancé après la catastrophe de Fukushima, et devenue l'enjeu central d'âpres débats entre le PS et EELV, voit s'opposer les tenants du principe de précaution à ceux qui défendent un outil industriel qui emploie de nombreux salariés.
Areva s'apprête à dévoiler le plan de suppression de postes le plus sévère depuis sa création il y a dix ans, qui devrait surtout peser sur ses salariés allemands mais épargnera en revanche la France, alors que Fukushima contraint le groupe nucléaire public à ravaler ses ambitions.
Les neuf militants de Greenpeace interpellés lundi pour une intrusion dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) étaient en cours de défèrement mardi au parquet de Troyes et seront convoqués devant le tribunal correctionnel le 20 janvier, selon le procureur Alex Perrin.
Une équipe de militants de Greenpeace est parvenu à s'introduire, ce lundi matin, dans la centrale nucléaire située à 95 km de Paris. Ils entendaient «faire passer le message que le nucléaire sûr n'existe pas». Eric Besson a jugé que cette intrusion est signe de «dysfonctionnements».
Des militants de Greenpeace se sont introduits lundi matin dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), a annoncé l'organisation écologiste, une "intrusion" confirmée par la gendarmerie.
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, a dénoncé vendredi les «mensonges» de Nicolas Sarkozy, «président du siècle dernier», à propos des propositions de la gauche sur le nucléaire, estimant qu'«il y a des centaines de milliers d'emplois à créer dans les énergies renouvelables».
Le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, a assuré lundi sur RMC qu'il n'appliquerait pas tout l'accord liant son parti et EELV, mais juste les mesures à ses yeux «les plus essentielles», affirmant qu'il n'était «pas le candidat d'un parti».
Nicolas Sarkozy a estimé vendredi que l'accord signé entre le PS et les écologistes pour réduire la part de l'énergie nucléaire équivalait à une «destruction de la filière nucléaire», lors d'un discours à l'usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte.
A quelques heures d'un bureau national du PS chargé d'entériner un éventuel accord avec les écologistes pour 2012, les négociations entre les deux partis semblaient pouvoir s'achever dans la journée sur un texte commun comportant toutefois des «points de désaccord».
Secouée par l'accord entre socialistes et écologistes sur le nucléaire, la filière française tire depuis mardi soir le signal d'alarme social et industriel, avec la menace de milliers d'emplois perdus et «la fin du leadership» de la France dans l'atome.

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