Politique

« Je ne me représenterai pas pour un deuxième mandat à la tête du PS »

Publié le 14/04/2012 à 00h00

Vous avez fait une campagne plutôt rude, pendant les primaires, contre François Hollande. Comment avez-vous trouvé le chemin de la réconciliation ? Dès qu'il a été désigné, je l'ai trouvé immédiatement ! Et je ne regrette pas d'avoir fait part de mes désaccords avec lui pendant cette primaire qui a permis de magnifiques débats.

« Je ne me représenterai pas pour un deuxième mandat à la tête du PS »
Vous avez fait une campagne plutôt rude, pendant les primaires, contre François Hollande. Comment avez-vous trouvé le chemin de la réconciliation ? Dès qu'il a été désigné, je l'ai trouvé immédiatement ! Et je ne regrette pas d'avoir fait part de mes désaccords avec lui pendant cette primaire qui a permis de magnifiques débats.

On disait que cela n'intéresserait personne. Trois millions de Français y ont participé ! J'ai dit qu'il fallait une gauche forte, qu'il fallait être aussi ambitieux que sérieux : c'est le cas avec le projet de François Hollande. J'ai voulu que nous allions au bout de nos débats, sur l'école ou sur le nucléaire par exemple. La primaire a donc été utile.

Sur le contrat de génération que propose Hollande vous aviez déclaré : « On a déjà essayé, ça n'a pas marché »...

Depuis, le contrat de génération a été revu pour être ciblé efficacement. On a beaucoup cherché à nous opposer François Hollande et moi. Nous avons des tempéraments différents mais, sur le fond, nous sommes très proches. Et je rappelle que le projet du Parti socialiste, qu'il reprend à 90 % dans ses propositions, a été voté à l'unanimité.

Une proposition intéressante dans le programme de Sarkozy ?

Ses promesses, personne n'y croit. Son projet caché, tout le monde le craint car c'est la poursuite de sa politique en pire : plus d'austérité, plus de précarité, et toujours la division des Français.

Quel rôle jouez-vous dans la campagne de Hollande ?

Je suis la première supportrice et la première militante pour qu'il soit élu Président de la République. Je mobilise l'ensemble du parti et les électeurs de la primaire, et je suis partout en France, du matin au soir, pour présenter son projet.

Serez-vous son Premier ministre ?

L'élection n'est pas faite. C'est au Président de la République au lendemain du second tour de choisir le Premier ministre en fonction du message des Français.

Il y aura un congrès du PS avant la fin de l'année. Briguerez-vous votre succession à la tête du PS ?

Si François Hollande est élu, j'aurai le sentiment du devoir accompli à la tête du parti. J'ai réalisé la feuille de route que j'avais présentée : la rénovation du Parti socialiste, de nos idées avec un projet, l'unité de tous les socialistes, le rassemblement de la gauche en France et en Europe. Nous avons gagné les élections cantonales, régionales, et le Sénat, et réussi ce grand rendez-vous démocratique des primaires. Je suis sûre que mon successeur poursuivra ce travail.</CS>

Et Lille dans tout ça ?

Lille me comble !

Nord Éclair