Vous êtes ici : Accueil > Actualités de la région > Justice

LILLE

L'affaire des déboulonneurs

L'affaire des déboulonneurs L'affaire des déboulonneurs

On se demande parfois pourquoi certaines affaires, apparemment peu graves, passent en comparution immédiate. Ici, c'est sans doute l'attitude des contestataires et leurs objectifs mystérieux qui ont agacé.



DIDIER SPECQ > didier.specq@nordeclair.fr
L'action se déroule rue Condorcet à Lille le 9 novembre vers 0 h 30. Une brigade anti-criminalité tombe sur des barrières métalliques de nuance marron consciencieusement démontées. Le mobilier urbain de la ville de Lille gît sur le trottoir et les boulons luisent sur le pavé. Les trois déboulonneurs sont interpellés illico. Il s'agit d'étudiants aussi brillants que désargentés : un mathématicien, un philosophe, un sociologue.


Peu coopératifs
La chambre correctionnelle présidée par Cécile Dangles est déçue hier : les prévenus ont refusé de donner les raisons du dévissage collectif, de parler aux enquêtrices de personnalité et, pour deux des trois, de se laisser prendre leur ADN. Un des gardés à vue, plus coopératif, ou plus fatigué, a bien voulu se laisser prendre, avec un coton-tige à l'intérieur des joues, quelques cellules qui rejoindront le fichier national automatisé des empreintes génétiques.
« Pourquoi ces refus ? », s'inquiète la présidente. « Dans des livres, on a lu qu'avec ces trucs d'ADN, il y avait des erreurs », hasarde Maxime X. Les enquêtrices bredouilles ? « On ne voulait parler qu'à un juge ou un avocat », rétorque Jocelyn Y. Pourquoi le déboulonnage ? « Un pari stupide », répond Fabien Z. On n'en saura pas plus. À part qu'une maman pense que le trio professe un refus de la société de consommation, veut vivre avec le minimum d'argent, etc. Comme le procureur Franck Charon a l'air dubitatif, Me Aurélien Blat objecte que « ce sont des idées parfaitement honorables ».
Reste le déboulonnage. Selon le procureur Charon, c'est une tentative de vol. Délit incontestable aussi pour les deux refus de prise d'ADN. Le procureur requiert de 3 à 6 mois de sursis.
Du côté de la défense, assurée par Me Patrick Lambert et Me Aurélien Blat, on se gausse : « Quelques boulons que les trois prévenus auraient pu remettre eux-mêmes en place, ce n'est pas une tentative de vol ! » Jugement : relaxes pour la tentative de vol, amendes avec sursis pour l'ADN refusée.w


Réagir à l'article

Tous les champs sont obligatoires.

Pas encore inscrit ?

Infos locales

Dessin du jour

Cannes 2012 "Cannes 2012"

Cinéma

Le dimanche à Cannes, c'est le jour des drames... Le dimanche à Cannes, c'est le jour des drames...

Hier entraient en compétition Michael Haneke et Tomas Vinterberg. Le premier Palme d'or en 2009 pour Le ruban blanc, le second Prix du jury en 1998 pour Festen. Des habitués, qui ont frappé très très fort.

les lecteurs
  • Note actuelle 2.67/4

Les autres sorties

Sur la route de celluloïde

Toujours à l'affiche

Restos

 Les meilleures recettes de nos chefs Les meilleures recettes de nos chefs

Les jeunes chefs de l'Athénée (B.) nous ont livré quelques-uns de leurs secrets : voici pour vous les recettes des meilleurs plats de fête qui ont bousculé nos papilles. A vos fourneaux!

Les autres restos...