Tapage et policiers agressés
Publié le vendredi 27 août 2010 à 06h00
Tout commence par l'appel d'un riverain qui se plaint, le 23 août dans la soirée, d'un tapage nocturne particulièrement gratiné dans un immeuble de Marquette. Récit.
DIDIER SPECQ > didier.specq@nordeclair.fr
Le correspondant téléphonique donne un nom à la police : celui de Kenni Kimpe, 31 ans. « Ce n'est même pas moi qui faisais du bruit de soir-là, c'est un autre voisin du second étage », explique Kenni Kimpe, hier dans le box des prévenus devant la présidente Nourith Reliquet. Toujours est-il que, lorsque les policiers arrivent au bas de l'immeuble, le prévenu est très énervé et, de la fenêtre de son appartement, submerge d'injures les policiers. L'homme passe aux menaces : « Je vais vous tuer, je vais vous cramer ». Puis aux insultes racistes car un des policiers est visiblement d'origine arabe. Ensuite, l'homme lance un couteau vers les policiers en hurlant : « Virez-vous de ma case, fils de p... » Hier, le prévenu minimise : « Le couteau est tombé par hasard ».
La police reste zen. Le procureur Laurent de Caigny explique : « Notons que les policiers, pour ne rien envenimer, sont repartis vers leur commissariat et sont revenus le lendemain 24 août, vers 16 h, ce qui est quand même une heure raisonnable pour le lever d'un fêtard ». Eh bien, justement, Kenni Kimpe, vers 16 h, n'est pas calmé. Nouvelle bordée d'injures, refus d'ouvrir la porte, invectives diverses et variées. L'homme lance même un verre qui blesse au coude un policier. Le prévenu minimise encore : « Je l'ai lancé mais je n'ai pas visé ». Avant d'ajouter : « Je dormais, ils m'ont réveillé ».
Kimpe se retrouve donc en garde à vue où, au milieu de nouvelles invectives, il casse une table au commissariat. Hier, en comparution immédiate, l'homme, sans casier judiciaire, est incapable d'expliquer quelle mouche l'avait piqué. Les 23 et 24 août, le prévenu n'était même pas vraiment alcoolisé.
Le procureur Laurent de Caigny demande de la prison ferme. Me Claude Mortelecque, en défense, relativise les écarts : « Il regrette d'autant plus ce qui s'est passé que, ce week-end, il s'est trouvé pris dans un engrenage puisqu'il n'était même pas responsable du tapage nocturne initial ». Jugement : 12 mois de prison dont 8 de sursis.w



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citospopulos : Pour ma part je pense qu'l y a toujours des personnes...
citospopulos : oui pour une nouvelle forme de police de proximité...
jeanjean59 : message pour Claire : Bravo pour votre "enfarinage"...