Le triangle des dealers
Publié le vendredi 05 mars 2010 à 06h00
« On faisait un beau petit couple », se souvient la prévenue. « Est-ce une raison pour empoisonner la jeunesse ? » rétorque le président Bernard Lemaire. Récit.
DIDIER SPECQ > didier.specq@nordeclair.fr
Au départ, c'est un tuyau des douanes. À l'arrivée, c'est une enquête de la gendarmerie entre la Hollande (où le couple s'approvisionne en stupéfiants), Lille (où la drogue est revendue aux abords des boîtes de nuit) et La Bassée (où le couple réside). Trois allers et retours suspects. Mercredi, les gendarmes sont sur les dents et bloquent la voiture du couple : Jérémy Vaesken (25 ans) et sa compagne Chrystelle Nowak (28 ans).
Dans le pare-chocs de l'auto, dans une cache, beaucoup de stupéfiants. Perquisition chez les deux dealers. Bingo dans le réfrigérateur : encore beaucoup de stupéfiants et de produits de coupage. Au total, on arrive à 1,7 kg d'amphétamines, 5 kg de produits de coupage, 133 cachets d'une autre amphétamine. Valeur marchande : 23 000 euros, selon Christian Tonnelier, le représentant des douanes.
Les deux avouent revendre en masse. Vaesken a déjà été condamné à de la prison pour des motifs similaires. Chrystelle Nowak, cheveux rouges et vêtements branchés de bonne coupe, raconte son odyssée vers le box des prévenus : « Mon agence immobilière a fermé, j'ai travaillé dans le démarchage commercial, je viens de louper une embauche dans un organisme social parce qu'un responsable a embauché sa protégée. J'ai dérapé parce que j'avais des soucis financiers ». Le président Lemaire : « C'est du poison que vous revendez. Vous en avez conscience ? ». Soupirs de la jeune femme : « C'est vrai qu'on prend souvent de l'ecstasy pour danser plus longtemps. On a dérapé parce que rien ne marchait, c'est la crise. Je regrette ». Elle n'a jamais été condamnée, elle demande le report de son procès, elle supplie qu'on ne la mette pas en prison.
Côté Jérémy Vaesken, qui demande aussi le report, son compte est bon : déjà condamné, nouvelle infraction pendant une mise à l'épreuve, la détention provisoire se profile. Ce qui n'empêche pas Me Jean-Yves Bironneau et Me Eugénie Leman de demander la liberté sous contrôle judiciaire. Mais le président annoncera le mandat de dépôt pour le duo.w



![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...