Me Jean-Yves Moyart défend un homme présumé « injurieux »
Publié le mercredi 03 mars 2010 à 06h00
'' Tout ça se situe dans un contexte bien particulier, un contexte de plaisanterie. Mon client, qui vient d'être licencié à tort du supermarché où il était employé, se trouve par hasard à Tahiti où se déroule le mariage de sa soeur.
Il lui prend l'envie d'envoyer des cartes postales à ses deux responsables de rayon qui sont des femmes. Il leur écrit qu'il se trouve au bord d'un lagon en compagnie de dauphins intelligents et que ça le change des morues et des thons. Qui est visée précisément ? Laquelle serait une morue et laquelle un thon ? C'est important parce que l'une d'entre elles a retiré sa plainte. L'humour de mon client est peut-être un peu vulgaire, un peu lourd, un peu maladroit. Mais c'est une plaisanterie. Pas des injures, encore moins des diffamations. Même chose pour la troisième carte postale adressée au directeur des ressources humaines. Il se fait traiter de balochard. Quel est le sens exact de ce mot ? Est-ce une injure ? Mystère. Est-ce que mon client n'a pas le droit de s'exprimer en sous-entendant que le DRH s'est trompé en le licenciant à tort... Il s'agit tout de même d'un problème de liberté d'expression. Dans sa carte, il dit : « Salut, min gros ». Ce n'est pas une injure, c'est une salutation ch'ti familière et ironique.
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NDLR Lire l'article ci-dessous.



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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...