Agression métro Gambetta
Publié le jeudi 25 février 2010 à 06h00
Une agression sans motif vraiment discernable dans le métro. Peut-être une énorme frustration sexuelle station Gambetta à Wazemmes. Récit.
DIDIER SPECQ > didier.specq@nordeclair.fr
Heureusement, les caméras de surveillance sont là pour raconter les faits. Car, côté prévenu, c'est de la bouillie. « Elle me devait des sous depuis un mois, elle ne voulait pas me les rembourser » : c'est le motif que donne apparemment d'abord Edson Diop, un Lillois âgé de 30 ans, pour expliquer son agression. Une explication qui ne repose sur rien. « Elle connaissait quelqu'un qui me devait de l'argent » corrige-t-il. Là aussi, rien à voir, peut-être a-t-il vu quelqu'un qu'il connaissait discuter avec cette femme agressée. « Oui, quelqu'un que je connais de ma connaissance » élude-t-il. En réalité, tard dans la soirée du 19 janvier, le prévenu est ivre, complètement ivre.
Il sort d'une tournée des bistrots dans le quartier lillois de Wazemmes. Descendu dans les couloirs du métro à la station Gambetta, le prévenu croise une jeune femme. Les caméras de surveillance montrent qu'il cherche à embrasser de force la bouche de la future victime.
Cette dernière est ivre mais elle s'y refuse nettement. Il continue à la serrer de près. Elle lui donne alors un coup de son sac en plastique. Aussitôt, c'est un déchaînement de violences. Elle est rouée de coups, elle tombe assise sur le sol. Nouveaux coups. Elle s'effondre et gît inanimée. Encore des coups. « Je ne me souviens plus bien, j'avais bu » lâche le prévenu. « La description de la scène grâce aux caméras de surveillance est très précise, ce sont des faits inadmissibles » s'indigne le président Hoc Pheng Chhay. « J'avais bu de l'alcool et fumé du cannabis ; je ne suis pas un violent » objecte le prévenu.
« Le souci, c'est que monsieur Diop boit souvent, donc est souvent violent si j'en crois son casier judiciaire lourdement chargé » riposte le procureur Didier Blanguermon. Le magistrat requiert deux années de prison dont 3 mois de sursis avec mise à l'épreuve.
Diop explique qu'il est venu du Sénégal et qu'il ne s'adapte pas à la France. « Incapacité totale à nouer des relations, frustrations, rejet par les femmes, sentiment de persécution » résume un expert psychiatre. Cinq joints de cannabis par jour plus l'alcool n'améliorent évidemment pas l'état général du prévenu. À noter que la jeune fille n'est pas venue soutenir sa plainte.
Me Gaëlle Métairie, en défense, explique que son client n'est pas un méchant habituellement mais qu'il « était ivre, totalement isolé, se trouvait à la rue et venait d'essuyer l'humiliation de fêter seul son anniversaire ». Deux ans de prison dont un avec sursis et mise à l'épreuve.
w


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...