Me Marie Delommez défend un présumé trafiquant
Publié le samedi 20 février 2010 à 06h00
'' Dans ce dossier, le prévenu et la défense se trouvent face à une sorte de logique policière qui se présente comme incontournable.
Or, ce n'est pas si évident que ça. D'abord mon client n'a jamais été condamné, travaille et se trouve être totalement inconnu des services de police ou de justice. On a beau ironiser sur ces zones où le cannabis pousse dans les buisssons, il n'en reste pas moins qu'il est tout de même possible d'être un jeune, à Hem, et d'être confondu, surtout à 23 h 50 dans un secteur mal éclairé où se trouvent des garages, avec un autre jeune qui, lui, serait compromis dans un trafic de stupéfiants. D'autant que les descriptions fournies, quant à la silhouette ou aux vêtements, peuvent correspondre à celle de centaines de jeunes du même endroit. En fait, il n'y a qu'une reconnaissance totalement formelle et elle s'applique à ce moment où ce jeune homme se retrouve face aux policiers avant son arrestation. Les descriptions concernant le moment où mon client serait descendu de l'Audi A3 et aurait jeté ce sac plein d'héroïne, retrouvé dans les buissons. sont beaucoup plus vagues. Une méprise est donc plausible. On ne peut condamner sur une seule reconnaissance dans une semi-obscurité à plus de 23 h ! Je demande la relaxe.
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NDLR Lire ci-dessous.
Un peu plus de deux kilos de cannabis retombent dans des buissons sous le nez de policiers. Un artiste local affirme ne pas en être le propriétaire. Récit. Tout commence avec une Audi A3 qui fonce vers Hem le 7 août dernier à 23 h 50. Les policiers tentent de contrôler la voiture. Dans une zone de garages éclairée correctement (selon l'accusation), les policiers aperçoivent l'Audi qui s'arrête. Un jeune homme en descend, se sauve et jette un paquet dans les buissons. L'Audi disparaît et ne sera jamais retrouvée. Le paquet contient 2 060 gr de cannabis. Et l'homme au paquet, ce serait Soufiene O., 26 ans, chauffeur-livreur, inconnu des services de police et chanteur de rap (deux CD à son actif). Le prévenu, jugé hier, affirme qu'il y a méprise. Une perquisition a permis de trouver dans sa chambrette, cachés dans diverses boîtes, 4 300 euros en petites coupures. Le laboratoire de police scientifique affirme que les billets portent des traces de cannabis. Pour le prévenu, tout ce liquide vient de la vente de disques et d'un quad. Le procureur de Caigny ironise : « Vous ne mettez pas votre argent sur votre compte à la Caisse d'Épargne ? Vous ne vendez vos disques qu'à des amateurs de cannabis et jamais à des amateurs d'héroïne ou de cocaïne ? Attention à la discrimination ! » Bref, les magistrats n'ont pas cru les dénégations du prévenu. Huit mois de sursis.wD.S.


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...