Dépêches

Jean-Jacques Pollet, nouveau recteur de l'académie de Lille

Publié le 28/09/2012 à 00h00

Jean-Jacques Pollet, actuel recteur de l'académie de Nancy-Metz, a été nommé ce matin recteur de l'académie de Lille, comme Nord éclair l'avait annoncé à plusieurs reprises depuis le mois de juin 2012.

Jean-Jacques Pollet, nouveau recteur de l'académie de Lille
Jean-Jacques Pollet, actuel recteur de l'académie de Nancy-Metz, a été nommé ce matin recteur de l'académie de Lille, comme Nord éclair l'avait annoncé à plusieurs reprises depuis le mois de juin 2012.

Il remplace Marie-Jeanne Philippe, rectrice dont la gestion rigoureuse n'a pas toujours été appréciée dans les milieux éducatifs, et dont les relations avec la sphère politique régionale, marquée à gauche, ont été glaciales tout au long de son mandat. L'actuelle rectrice, arrivée en mai 2010, a d'ailleurs démissionné avec fracas, mercredi, par le biais d'une lettre ouverte au ministère de l'Education nationale. Marie-Jeanne Philippe doit tenir une conférence de presse cet après-midi à 17h.

Vincent Peillon, son ministre de tutelle, a vertement critiqué cette attitude ce matin : « J'en vois certains qui anticipent, démissionnent. Ce ne sont pas des pratiques très républicaines, ils devraient s'interroger sur les raisons qui font qu'ils sont si peu nombreux dans cette situation », a-t-il déclaré.

Au total, six recteurs ont été nommés ce vendredi par l'Education nationale. « Il y a un changement de politique », a indiqué M. Peillon, et « la politique est très différente. Dans un cas, on détruisait des emplois, dans l'autre cas on en crée. Dans un cas, on détruisait la formation, dans l'autre cas, on en fait. Donc il y a une forme de cohérence ».

« Après, les fonctionnaires de l'Etat appliquent les politiques publiques. Lorsqu'ils sont loyaux et compétents, ils sont gardés. Il y en a d'ailleurs beaucoup moins qui partent que ceux qui restent, quand même », a-t-il souligné.

La France compte une trentaine d'académies. Chaque recteur est responsable de la totalité du service public de l'éducation dans son académie. « Le premier critère pour moi, ce n'est jamais la couleur politique, c'est la loyauté à l'égard de l'Etat, et c'est la compétence », a-t-il déclaré. « La loyauté ce n'est pas à l'égard du ministre, c'est à l'égard de l'Etat », a-t-il relevé. Il y a aussi « un renouvellement naturel, ce ne sont pas des postes à vie », a-t-il précisé.

Nord Éclair