Dépêches

DSK : « Je n'ai pas cru qu'ils iraient si loin »

Publié le 28/04/2012 à 00h00

Dominique Strauss-Kahn accuse ses adversaires politiques de s'être servis de l'affaire du Sofitel pour faire échouer sa candidature à l'élection présidentielle en France, dans une interview publiée par le Guardian, selon lequel le socialiste vise ainsi des personnes « liées à Nicolas Sarkozy ».

DSK : « Je n'ai pas cru qu'ils iraient si loin »
Dominique Strauss-Kahn accuse ses adversaires politiques de s'être servis de l'affaire du Sofitel pour faire échouer sa candidature à l'élection présidentielle en France, dans une interview publiée par le Guardian, selon lequel le socialiste vise ainsi des personnes « liées à Nicolas Sarkozy ».

« Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique mais je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin (...), je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quelque chose capable de m'arrêter », déclare DSK au journaliste américain Edward Epstein, auteur de l'interview publiée par le journal britannique entre les deux tours de l'élection présidentielle française.

Le journaliste, dont le livre sur l'affaire du Sofitel paraît lundi sur internet, précise que Dominique Strauss-Kahn, qui ne cite aucun nom, se réfère par ce « ils » à des « agents » du président Nicolas Sarkozy, lui-même candidat à sa réélection.

« Dominique Strauss-Kahn accuse des ennemis liés à Nicolas Sarkozy d'avoir empêché sa candidature », titre le journal. Selon le Guardian, l'ancien chef du FMI ne croit pas que les faits qui se sont produits au Sofitel de New York soient un coup monté, mais il estime que les suites de l'affaire ont été « orchestrées par des personnes ayant un agenda politique ».

Pour mémoire, Nafissatou Diallo, femme de chambre du Sofitel, accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir contrainte à une fellation dans sa suite le 14 mai dernier. DSK a reconnu une relation « inappropriée », mais sans « violence, ni contrainte, ni agression ».

D'après le quotidien, DSK accuse ses opposants d'avoir intercepté des appels téléphoniques et de s'être assurés que la femme de chambre allait bien porter plainte auprès de la police. Toujours selon le journal, Dominique Strauss-Kahn affirme aussi qu'il était surveillé les jours précédant son séjour au Sofitel de New York.

Réagissant à ces déclarations, un des avocats de la femme de chambre les a jugées « complètement absurdes ». « Je n'ai rien d'autre à dire », a déclaré à l'AFP à New York Me Douglas Wigdor.

Dans l'interview réalisée le 13 avril à Paris, DSK assure qu'il comptait faire son annonce officielle de candidature « le 15 juin ». « Je n'avais aucun doute sur le fait que j'aurais été le candidat du parti socialiste », déclare celui qui était à l'époque le grand favori des sondages.

Selon Edward Epstein, DSK a eu recours ces onze derniers mois à une société de détectives privés dont l'enquête montre de nombreuses « activités en coulisses au Sofitel ».

Edward Epstein avait relancé l'affaire en novembre 2011 en affirmant que le procureur de New York avait en main les enregistrements de vidéosurveillance du Sofitel dans lesquels on voyait deux employés de l'hôtel se congratuler après avoir entendu la femme de chambre accuser DSK de crimes sexuels.

La procédure pénale a été abandonnée le 23 août, le procureur ayant des doutes sur la crédibilité de Mme Diallo. Un juge new-yorkais doit se prononcer mardi sur la poursuite ou non d'une procédure civile engagée par la jeune femme pour obtenir des dommages et intérêts.

Le 18 septembre, lors d'une interview télévisée, DSK n'avait

Nord Éclair