Dans le dossier de l'Eurostar, les présidents des CCI de la région demandent à être entendus par le « groupe de haut niveau » mandaté par les autorités françaises, belges et britanniques. Une menace pèse sur les arrêts Eurostar de Lille et Calais sur la liaison Bruxelles-Londres, pour des problèmes de contrôle d'immigration soulevées par la Grande-Bretagne, qui n'appartient pas à l'espace Schengen.
Ordinateur en main, le président de la CCI Nord/Pas-de-Calais Philippe Vasseur a démontré qu'il était de nouveau impossible de réserver des billets entre Bruxelles et Calais sur le site d'Eurostar. « Cette anti-politique concernant les transports peut remettre en cause un certain nombre de grands projets de la région », a averti Philippe Vasseur, faisant référence au plan de développement du port de Calais, à l'ouverture prochaine d'une antenne détachée du Louvre à Lens ou encore au futur Grand Stade de Lille.
Une lettre au premier ministre
Les cinq dirigeants présents lors de la conférence de presse ont adressé une lettre au Premier ministre pour l'alerter. Les dirigeants ont également rappelé les énormes difficultés de trafic autour de la métropole lilloise. Selon une étude citée par la CCI, dans la région plus de 1,4 milliard d'euros sont perdus chaque année par l'effet de la congestion, soit « presque l'équivalent des dépenses d'aide sociale du département du Nord et correspond à la valeur générée par 16.000 à 20.000 emplois ».
Les voyageurs qui prennent un Eurostar à Bruxelles pour Lille n'ont pas à montrer leurs passeports, car la France et la Belgique appartiennent à l'espace Schengen où les contrôles aux frontières intérieures ont été abolis. Le Royaume-Uni n'a pas adhéré à la convention.