« Le quotidien +Le Monde+ » (...) n'a pas hésité de manière tronquée, puisque parcellaire, à publier des passages choisis de procès-verbaux des auditions de Monsieur Strauss-Kahn dont on peut se demander comment ils lui sont si opportunément parvenus (...) Monsieur Strauss-Kahn déposera plainte dans les prochains jours à raison de cette violation manifeste de ses droits« , écrivent ses trois avocats Henri Leclerc, Frédérique Baulieu et Richard Malka.
« M. Strauss-Kahn déposera plainte dans les prochains jours à raison de cette violation manifeste de ses droits alors même que lui a été retiré le droit de s'exprimer (dans le cadre de son contrôle judiciaire, NDLR)« , ajoutent-ils, expliquant que DSK « entend que la lumière soit faite sur l'origine de ces fuites afin d'en éclairer les réelles motivations » .
Dans les extraits de PV de son audition le 21 février publiés par Le Monde, l'ancien patron du FMI a notamment estimé avoir été « naïf » en n'ayant pas reconnu comme prostituées les jeunes femmes qu'on lui avait présentées pour des rencontres libertines. M. Strauss-Kahn y a aussi affirmé qu'il n'y avait, au cours de ces soirées libertines, « jamais eu de relation contrainte ou imposée » .Il a donc qualifié de « mensonge, erreur ou pression« les déclarations de l'une des prostituées à la police belge, affirmant s'être opposée en vain, au cours d'une soirée organisée en décembre 2010 à Washington, à certaines pratiques, sans toutefois n'avoir jamais déposé plainte pour viol.
M. Strauss-Kahn a été mis en examen lundi soir à Lille pour proxénétisme aggravé en bande organisée, pour avoir participé à des soirées libertines dont certaines participantes étaient, selon les juges d'instruction, des prostituées rémunérées. Ses avocats contestent, estimant que les »infractions reprochées sont inexistantes » . « Une fois encore, il a été procédé à une violation du secret de l'instruction au préjudice de M. Strauss-Kahn au prétexte, commode et convenu, de l'information du public, là où en réalité il n'y a que voyeurisme » , estiment ses avocats.