Dans une lettre qu'il vient d'adresser au chef de file des députés UMP, Christian Jacob, et qui est reproduite sur son site internet, M. Vanneste dénonce le « lynchage » dont il a été l'objet après ses propos sur la déportation des homosexuels français pendant la Seconde Guerre mondiale.
« Mes interventions sur l'homosexualité sont rares, beaucoup moins dures que certains de nos amis. Elles sont fondées sur des connaissances historiques, psychologiques, anthropologiques » mais suscitent « invariablement une censure, qui tend à m'interdire d'évoquer le sujet, sans doute en raison même de la pertinence même de mes propos », affirme l'élu du Nord.
Mise en garde
« Cette police de la pensée est intolérante et donc intolérable. Elle règne cependant dans nos rangs », c'est-à-dire au sein de l'UMP, « en proportion des militants de la cause qui, par cooptation, y prolifèrent. Vous devriez davantage y prendre garde », écrit encore M. Vanneste à M. Jacob.
Le député nordiste critique aussi le poids au sein de l'UMP d'un « groupe de pression communautariste et intolérant », sans citer GayLib. Mouvement qu'il avait nommément désigné la semaine dernière dans Nord éclair. L'UMP a retiré la semaine dernière son investiture aux législatives dans le Nord au député sortant Christian Vanneste, mais n'a pas prononcé son exclusion, pourtant annoncée, assurant que l'intéressé s'était engagé à quitter de lui-même le parti.
Dans une vidéo du 10 février sur le site www.libertepolitique.com, Christian Vanneste a déclaré: « il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels ». « En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n'y en a pas eu ailleurs (...) En dehors des trois départements annexés, il n'y a pas eu de déportation homosexuelle en France ».