Institut Pasteur de Lille : les élus du CE « à bout de souffle »
Publié le jeudi 09 février 2012 à 14h55 - JUSTINE FAIDERBE
Depuis le départ du directeur de Pasteur, Philippe Amouyel, Jacques Richir, élu lillois, assure la direction de l'Institut par intérim. Photo archives Nord Eclair
Les élus de la CGT au comité d'entreprise de la société IPL Sed Nord - Eurofins, filiale privée de Pasteur, ont envoyé une lettre ouverte à la présidente du conseil d'administration de Pasteur, Martine Aubry, pour réclamer son soutien alors que les salariés subissent un nouveau plan social.
Ils tentent une nouvelle fois, même si la maire de Lille ne leur a jamais répondu directement. Les représentants au conseil d'administration de la société IPL Sed Nord - Eurofins ont alerté par courrier Martine Aubry, présidente du CA de Pasteur, sur la situation catastrophique que connaît leur entreprise, lui demandant de les « soutenir » dans leurs négociations « qui ont pour but de sauver des emplois ».
Traumatisme
La lettre, également adressée à son administrateur délégué, Jacques Richir, à Daniel Percheron et Patrick Kanner, respectivement présidents de Région et du département du Nord, rappelle le parcours d'IPL Sed Nord : créée en 2010 avec 350 salariés, elle accuse des pertes financières, doit se séparer de 113 personnes. « A la sortie de ce traumatisme, expliquent les élus CGT, nous avons appris que notre actionnaire unique, l'Institut Pasteur de Lille, ne pouvant plus soutenir financièrement le Groupe, allait céder 67% de son capital à un acteur majeur sur le marché de la bioanalyse : le Groupe Eurofins Scientific coté en bourse.(...) Eurofins Scientific nous a alors été présenté comme l'actionnaire capable d'investir dans notre société, de relancer notre laboratoire et d'y développer des activités nouvelles ».
Mais voilà, trois mois plus tard, la nouvelle tombe : d'autres licenciements sont annoncés (33 sur 140 emplois). Le CE se demande alors « si ce plan de sauvegarde de l'emploi n'était pas déjà envisagé » au moment des négociations, en juillet dernier. « Avons-nous été simplement sacrifiés? »
Déplorant les conditions de congé de reclassement et de primes supra-légales « minimalistes et ridicules » pour les salariés, les syndicats se disent à « bout de souffle ». Mais pas près de laisser tomber les armes. La CGT a demandé à un cabinet d'experts d'évaluer la solvabilité du plan social annoncé par IPL Sed Nord- Eurofins.


![[AUDIO] Immigration : France Terre d'Asile dénonce «l'inefficacité de l'inflation législative»](/mediastore/img/contenu/no_interview.jpg)



bdxethike : bons débuts
Abde : Perdu d'avance. Mélenchon sera le candidat gagnant...
sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...