A Paris, ils étaient plusieurs milliers, entre la place Saint-Augustin (VIIIe) et la place de la Concorde, rassemblés derrière une banderole : « Non à l'austérité: une seule règle d'or, augmenter les salaires et développer l'emploi ». A Lille, le rassemblement s'est tenu dans la matinée, devant les locaux de la CPAM. Ils étaient environ 200 à avoir répondu à l'appel, principalement des militants syndicaux. « L'objectif n'était pas de parvenir à une forte mobilisation », souligne Pascal Catto, secrétaire régional de la CFDT, qui précise que l'objectif de l'intersyndicale est avant tout « de faire passer le message de notre opposition aux mesures d'austérité prises jusqu'à maintenant et de diffuser nos contrepropositions ».
A un plan d'austérité dont ils estiment qu'il « pèse trop sur les salariés et met en cause la croissance », les syndicats opposent une série de propositions allant de la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires au maintien, pour 2012, des contrats aidés dont une partie est promise à disparaître en passant par des appels à « faire contribuer les hauts revenus par la création d'une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu » et à la suppression des « niches fiscales inefficaces ».
Une réunion de l'intersyndicale est programmée ce lundi pour « faire le point sur la situation », a expliqué ce mardi Bernard Thibault, secrétaire national de la CGT, qui entend « proposer que le prochain sommet convoqué par le président de la République soit une opportunité pour de nouveau organiser des mobilisations ». Jean Grosset, de l'Unsa, a fixé pour objectif à cette réunion de lundi de l'intersyndicale de constituer un ensemble de « revendications communes » à présenter à l'occasion de ce sommet de janvier.
Et si les syndicats se proposent de participer à ce sommet social, Pascal Catto, de la CFDT Nord-pas-de-Calais, prévient cependant qu'ils seront « vigilants, en cette période pré électorale, à ne pas se faire instrumentaliser par le politique ».