Sarkozy : «un nouveau cycle économique s'annonce»
Publié le jeudi 01 décembre 2011 à 19h08
Lors de son discours, aujourd'hui à Toulon, le chef de l'Etat a affirmé qu'«un nouveau cycle économique» s'annonçait, apte à ramener «le balancier de l'économie vers le travail et la production». Il s'est également exprimé sur le sujet des retraites.
« La croissance extravagante du secteur financier qui a disséminé d'invraisemblables quantités de dettes a eu pour conséquence la financiarisation de l'économie », a affirmé M. Sarkozy ce jour à Toulon. « Elle l'a mise sous la domination exclusive de la logique spéculative et l'obsession du court-terme. On en connaît les conséquences dramatiques sur l'industrie, sur l'environnement, sur les inégalités et sur la dégradation de la valeur du travail », a-t-il ajouté.
Selon lui, « dès lors que la fuite en avant dans l'endettement devient impossible parce que les prêteurs ne veulent plus prêter, parce que l'immense pyramide des dettes jusque-là dissimulée par la complexité et la sophistication de la finance globale apparaît aux yeux de tous comme un risque énorme, alors commence un nouveau cycle économique ».
« Ce nouveau cycle sera bien différent du précédent », a-t-il assuré, car « le cycle qui s'annonce sera un cycle de désendettement qui ramènera le balancier de l'économie vers le travail et la production que les pays développés avaient eu tendance à trop sacrifier ».
Le président a également affirmé que « le passage d'un grand cycle d'endettement à un grand cycle de désendettement (allait) s'accompagner d'un ajustement auquel toutes les politiques économiques des pays développés vont se trouver confrontées ».
La retraite à 60 ans, une décision "totalement injuste"
Nicolas Sarkozy a également estimé que le retour, « sans en prévoir le financement », de la retraite à 60 ans, que prévoit de remettre en place sous certaines conditions le PS, serait une « décision socialement injuste ».
« La réforme des retraites ne pouvait plus être différée et qu'il a fallu en accélérer le calendrier », a déclaré le chef de l'Etat. Selon lui, « contester cette réalité, c'est mentir gravement aux Français ». « La réforme que nous avons mise en oeuvre, qui garantit le financement des retraites des Français pour l'avenir, était une décision socialement juste », a souligné M. Sarkozy.
« Permettre la retraite à 60 ans sans prévoir le financement de cette mesure était une décision socialement injuste », a-t-il fait valoir. « Dans le monde tel qu'il est, avec les défis que nous avons à relever, avec ce que sont les tendances de la démographie, la retraite à 60 ans et les 35 heures ont été des fautes graves dont nous payons aujourd'hui lourdement les conséquences et qu'il nous a fallu réparer », a-t-il également estimé.



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bdxethike : bons débuts
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sofia : a sa nouvelle compagne???? j aimerais voir a quoi ressemble...
VIGILANT : Ne laissons pas une fois de plus Thierry LAZARO se faire...