Education et Roms au coeur de la rentrée politique d'Aubry
Publié le mercredi 01 septembre 2010 à 15h50
Martine Aubry avec son premier adjoint Pierre de Saintignon, ce mercredi matin à Lille, pour sa conférence de presse de rentrée. Photo Nord Eclair, Hubert Van Maele
Forte de l'image positive renvoyée par l'université d'été du PS à la Rochelle où elle est apparue en rassembleuse d'un parti qu'on avait connu plus divisé, Martine Aubry affichait sérénité et pugnacité pour sa rentrée politique à Lille ce mercredi.
Elle avait choisi le cadre d'une école du quartier du faubourg de Béthune, un lieu cohérent puisqu'elle a longuement développé la politique lilloise en matière d'éducation, à la veille de la rentrée des primaires et des élèves de seconde. L'occasion aussi de fustiger la politique gouvernementale, synonyme pour elle de casse de l'Education Nationale. Suppressions de postes, modification de la formation des nouveaux enseignants qui seront jetés dans le grand bain directement après les concours de CAPES et d'Agrégation à partir de cette rentrée, difficulté pour certains établissements scolaires d'accueillir les enfants de moins de trois ans... Ce fut un véritable réquisitoire.
Développer le projet éducatif lillois était, pour Martine Aubry, un moyen de présenter un contre-exemple. Avec des initiatives lilloises qui nourriront peut-être le projet, et donc les propositions, que les socialistes promettent de dévoiler prochainement pour l'éducation.
Il a également été question des Roms puisque François Fillon, le premier ministre, a attaqué lundi mardi Martine Aubry, assurant que la première secrétaire du PS avait, dans la communauté urbaine de Lille, réclamé des expulsions de Roms en juillet dernier. La maire de Lille a vertement répliqué qu'elle avait, de fait, co-signé après le maire de Villeneuve d'Ascq, une demande d'évacuation de deux campements "pour des raisons de sécurité. On voyait des enfants traverser l'autoroute !". Mais, surtout, elle souligne que "demander l'évacuation d'un campement de Rom n'est pas demander l'expulsion de Roms du territoire français ! "
Elle a dénoncé, sur ce sujet, ce gouvernement qui multiplie "les mensonges et les contre-vérités" et elle a confirmé que la communauté urbaine, dans ce contexte, gélerait ses demandes d'évacuation de campements. "les évacués sont toujours là" a-t-elle observé, faisant référence à la dernière évacuation sur le secteur de Villeneuve d'Ascq "ils sont désormais sur le parking du Triolo et sur celui de l'école d'architecture. Ils resteront là car nous ne voulons pas être complices d'expulsions".
A propos des explusions de campement sur le territoire de la communauté urbaine, Martine Aubry dit avoir appris, avec une certaine surprise, que "nous aurions pu nous opposer à cette décision. C'est nouveau ça ! J'ai eu le préfet ce matin. Jusqu'ici, il nous avait toujours dit le contraire. Nous allons donc lui envoyer une lettre pour lui demander de surseoir aux explusions de Roms".
Plus d'infos dans Nord Eclair demain et sur www.nordeclair.fr


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jsr : Je suis d'accord avec vous.
Noob : En tous cas, comme il s'agit d'une prof de lettres,...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi ! mais là on ne parle...
jeanjean59 : je suis d'accord avec toi, mais là on ne parle...